Martin Scorsese | Shine a light
[Wildbunch - 2008]


« It’s only Rock’n’Roll (But I Like It) »
Avec « Shine a light », le grand réalisateur Marty signe une très bonne
captation live du grand groupe de rock les Rolling Stones. Au programme
: 2h02 de concert au Beacon Theatre, à New York, les 29 octobre et 1er
novembre 2006.
Une intro avec le serre-main consensuel de Bill Clinton et sa
familla ou le « conflit » d’orga de début de concert (un réalisateur
pointilleux + un groupe rock’n’roll = du stress gentil pour nous mettre
dans l’ambiance de l’épreuve). Ensuite, très rapidement, uniquement de
la musique, avec quelques images d’archive parsemées ici et là. Au
final, un très bon moment musical, sur grand écran et ça claque !
Trois étapes d’impression successives.
La première : celle d’un concert des Stones pour les pauvres. Les
voir enfin, au moins une fois dans sa vie, mais au prix d’une place de
cinéma. En grand dans le noir, avec un écran géant dolby surround. On
s’y croirait ! Mais finalement, pourquoi pas un simple dévédé at
home…le cinéma pour partager une histoire, la musique filmée pour chez
soi ?
Deuxième impression : au fur et à mesure, on entre réellement
dedans. On se retient d’applaudir à la fin des chansons, car voilà
quoi, ce serait un peu la teuhon ! Mais on ne peut s’empêcher de
rythmer le son avec la jambe ou de jouer de la batterie virtuelle avec
ses mains. Impossible d’y résister !
La troisième impression fut une révélation ! Au bout d’une heure et
quelques, le mot peut être lâché : les Rolling Stones sont
définitivement des légendes. Grâce aux très rares images d’archive
enchaînées avec le live, on s'en rend compte. Putain ! 40 ans d’existence
et une pêche encore incroyable sur scène ! Sans être fan absolu, on
s’oblige au respect évident. Entre un Keith Richards perché, mais
avec le regard pétillant, Mike Jagger, le déhancheman vibrato, Ronnie
Wood, rockeur dégaine timide glam ou Charlie Watts, batteur placide
mais unique ; ces quatre personnalités essentiels, complémentaires et
imbriqués, mises en scène avec évidence par Martin Scorsese, crée
ensemble un groupe unique et de légende. Je suis sortie de la salle de
ciné époustouflée !!! Les Rolling Stones quoi !!!
Tout ça, grâce aux images. Elles dansent également, prennent un bain de
foule et se concentrent sur l’essentiel. Tellement grandes que le
spectateur en est absorbé.
Rock’n’roll power ! Ce film comme grand hommage à un grand groupe
qui a marqué sa génération ou qui se dévoile aussi pour les autres (en
tout cas pour moi, ce fut le cas). Du rock rare, non aseptisé, dans
toute sa franchise, un groupe n’hésitant pas à rejouer leurs tubes
comme au premier jour (dans le désordre : Jumpin’Jack Flash, Just my
Imagination, (I Can’t Get No) Satisfaction…et tous les autres) ou à
inviter du style neuf à pousser chansonnette avec eux (Christina
Aguilera, Buddy Guy, Jack White III). Super concert et une envie forte
de se trémousser sur la musique de façon frénétique, dommage seulement
qu’on doive rester le cul sur nos sièges confortables…
Un film à voir sur grand écran ABSOLUMENT pour son plus d’émotions que ne procura ABSOLUMENT JAMAIS un salon perso.
[Anne A.]
www.shinealight-lefilm.com