Papercuts, le webzine qui tranche
Soyons clair dès le départ : sans Kevin Costner, ce film n'aurait
que peu d'intérêt. Toujours un peu en marge d'Hollywood, l'acteur se
bonifie avec les années. Il vient ici se frotter à la nouvelle
génération d'acteur incarnée par Ashton Kutcher, le tout filmé par
Andrew Davis habitué aux films d'actions sans finesse mais parfois
efficaces (Le Fugitif, Piège en Haute Mer).
Cette histoire de garde-côtes est d'un classicisme à toute épreuve.
Ici, un garde-côte confirmé (Costner), rongé par de douloureux
souvenirs, est confronté à un élève rebelle et ultra doué (Kutcher).
Comme dans une flopée de films (Full metal Jacket pour citer un des
plus prestigieux), l'histoire se déroule en trois parties :
entraînement musclé, théorie et pratique.
Rien de bien excitant puisque les tenants et les aboutissants sont vus et revus. Tout est ultra prévisible.
Heureusement pour le film, deux éléments viennent le sauver du naufrage. Le premier est un humour second degré assez plaisant et surtout Kevin Costner. Son attitude de vieux renard des mers confère au film un ton désabusé assez original pour ce genre de production. On ne peut que rapprocher son rôle de garde-côte à sa carrière hollywoodienne ! Souhaitons lui de trouver enfin de beaux vrais rôles autres que ceux où il se met en scène.
Au final, malgré la faible originalité du scénario, on regarde le film sans déplaisir et les deux heures et quelques du film passent rapidement. Idéal pour les possesseurs de carte illimitée.
[Bob]









