Papercuts, le webzine qui tranche
Film (documentaire) d'animation sur une autobiographie évolutive pleine
d'émotions. Le réalisateur, scénariste et producteur Ari Folman
recherche sa mémoire. Suite à une entrevue amicale, il a le flash d'un
massacre. Hallucination ? Ou pas ? Ca le titille. Alors il part à la
rencontre de ses amis, de ses connaissances, de son passé pour le
réapprendre. A travers ce besoin, il revoit la guerre, son statut de
jeune adulte (parmi tant d'autres) embarqué malgré lui. Tout autour,
même constat : il est dur de réveiller une mémoire qui s'est efforcée à
cacher pour protéger. Ce film comme quête aux souvenirs.
Comme une enquête dans le cœur d'une guerre aussi. Il y a 20 ans…Liban, Beyrouth ouest, Bachir, Sabra et Shatila… Ils avaient 20 ans. Cette guerre se déroule au fil des souvenirs décousus des uns et des autres : séquences de témoignages. Sans explication, sans pointage de doigt, juste une douloureuse réconciliation avec soi. Chaque histoire est poignante. Aucune ne se ressemble, mais chacune complète la grande. Le découpage du film alterne avec brillance ces moments passés et présents, puis les recolle habilement. C'est très grand ! Tellement vivant dans la dynamique des images et dans l'histoire. L'animation s'est imposée d'elle-même : la guerre perçue comme irréelle et cette mémoire qui fantasme. Le rendu s'applaudit.
Chaque séquence produit son flot d'émotions grâce aux rythmes, aux couleurs et à la musique, contrebalançant sans cesse la dureté des situations et du ressenti, avec un effet de crescendo qui dénoue l'enchevêtrement. L'animation dédramatise, tout en rendant accessible. ‘Valse avec Bachir' est un véritable travail d'orchestration à tous niveaux ! Je le trouve personnellement plus subtil et plus percutant que ‘Persepolis'. Il a ce plus d'être un film de guerre, ainsi que thérapie psy du réalisateur.
4 ans de fabrication.
Très beau visuellement, la musique et le montage si vibrants qu'il a fallu une bonne partie du générique pour s'en remettre. Je ne dis rien de plus…Sauf que ‘Valse avec Bachir' fait parti de ces films que l'on se doit de voir, sinon il nous manque un truc dans la vie.
Comme une enquête dans le cœur d'une guerre aussi. Il y a 20 ans…Liban, Beyrouth ouest, Bachir, Sabra et Shatila… Ils avaient 20 ans. Cette guerre se déroule au fil des souvenirs décousus des uns et des autres : séquences de témoignages. Sans explication, sans pointage de doigt, juste une douloureuse réconciliation avec soi. Chaque histoire est poignante. Aucune ne se ressemble, mais chacune complète la grande. Le découpage du film alterne avec brillance ces moments passés et présents, puis les recolle habilement. C'est très grand ! Tellement vivant dans la dynamique des images et dans l'histoire. L'animation s'est imposée d'elle-même : la guerre perçue comme irréelle et cette mémoire qui fantasme. Le rendu s'applaudit.
Chaque séquence produit son flot d'émotions grâce aux rythmes, aux couleurs et à la musique, contrebalançant sans cesse la dureté des situations et du ressenti, avec un effet de crescendo qui dénoue l'enchevêtrement. L'animation dédramatise, tout en rendant accessible. ‘Valse avec Bachir' est un véritable travail d'orchestration à tous niveaux ! Je le trouve personnellement plus subtil et plus percutant que ‘Persepolis'. Il a ce plus d'être un film de guerre, ainsi que thérapie psy du réalisateur.
4 ans de fabrication.
Très beau visuellement, la musique et le montage si vibrants qu'il a fallu une bonne partie du générique pour s'en remettre. Je ne dis rien de plus…Sauf que ‘Valse avec Bachir' fait parti de ces films que l'on se doit de voir, sinon il nous manque un truc dans la vie.
[Anne A.]









