Papercuts, le webzine qui tranche
Pi et Requiem For A Dream avaient révélé un jeune réalisateur original
et doué, du coup le nouveau film de Darren Aronofsky était attendu avec
impatience par ses fans. Mais autant le dire tout de suite, ce film va
diviser les foules.
Le film se compose de trois histoires situées à différentes époques. La
première se déroule au temps des conquistadors, la deuxième de nos
jours et enfin la dernière dans le futur. Ces segments, qui
s'entrecoupent, racontent chacun une quête au nom de l'amour, de la vie
éternelle. Malgré ces airs de film compliqué, tout cela est assez niais
et la réflexion est digne de celle d'un petit gamin.
En tentant de faire une sorte de 2001, Aronofsky sombre totalement
dans le ridicule. Au milieu de l'ennui abyssal, on se prend à sourire
devant des scènes larmoyantes au possible.
Visuellement, ce n'est forcément beau et le trip visuel peut faire
penser au consternant Blueberry de Jan Kounen. De plus, les acteurs
n'ont pas la carrure non plus pour ce genre de rôle et ainsi on sent
Hugh Jackman moins à l'aise qu'avec son costume de Wolverine.
Sans doute grisé par son succès, Aronofsky signe ici un film arty et prétentieux qui aura ses admirateurs mais, pour ma part, la déception est énorme. N'est pas Kubrick qui veut…
[Bob]









