Papercuts, le webzine qui tranche
Jim Jarmusch nous livre ici un film qui a occupé une grande partie desa carrière : environ une quinzaine d'années se sont écoulées entre lasortie du premier court métrage (avec Roberto Benigni et Steven Wright)et celle du long métrage. On retrouve ainsi dans 'Coffee &cigarettes' de nombreux éléments caractéristiques de la Jarmusch'stouch : le noir et blanc (comme notamment pour 'Dead Man'), lajuxtaposition d'histoires parallèles rappelant 'Night on Earth' ou'Mystery Train', la présence d'acteurs fétiches et d'amis du cinéaste(Steve Buscemi, Iggy Pop, RZA, Bill Murray, Roberto Benigni, et biend'autres), ainsi qu'un esthétisme propre à Jarmusch teinté de poésie etd'universalité.
Avec 'Coffee & Cigarettes', Jarmusch signe un manifeste ducontraste : le noir et blanc de l'image, le noir du café et le blancdes cigarettes, le comique de certaines situations en opposition aumystère flottant autour de certains personnages, … Ce contraste seretrouve aussi dans le contenu des différentes scènes : en effet, lessaynètes fonctionnent avec plus ou moins de succès et se révèlent trèsinégales, dépendant grandement de la qualité et de l'improvisation desacteurs. Force est de constater que le point de départ de Jarmuschétait risqué : le film repose essentiellement sur les dialogues et lesacteurs. Certaines scènes sont donc d'une poésie et d'une loufoquerierafraîchissantes, alors que d'autres sont oubliées aussitôt qu'apparaîtle fondu au noir annonçant la scène suivante.
Cependant, ce contraste entre les différents courts-métragesprocure au film une aura d'authenticité (renforcée par le fait que lesacteurs jouent leur propre rôle). Ainsi, 'Coffee & cigarettes' serévèle comme un film sans prétention comme le sont ces discussions quel'on peut avoir autour d'une table avec un ami, parfois futiles,parfois comiques, parfois primordiales. A travers ces oppositions,Jarmusch parvient tout de même à créer une unité : bien entendu grâceaux lieux, mais aussi grâce aux thèmes abordés que l'on retrouve enécho, et à sa manière de filmer en utilisant des plans quasi-identiquesd'une saynète à l'autre. Mais ce qui crée réellement l'unité del'œuvre, c'est cette universalité que Jarmusch sait si bien transmettre: 'Coffee & cigarettes' est une ode à l'humanité, qui entraîneinexorablement le spectateur vers l'empathie.
Avec 'Coffee & Cigarettes', Jarmusch signe un manifeste ducontraste : le noir et blanc de l'image, le noir du café et le blancdes cigarettes, le comique de certaines situations en opposition aumystère flottant autour de certains personnages, … Ce contraste seretrouve aussi dans le contenu des différentes scènes : en effet, lessaynètes fonctionnent avec plus ou moins de succès et se révèlent trèsinégales, dépendant grandement de la qualité et de l'improvisation desacteurs. Force est de constater que le point de départ de Jarmuschétait risqué : le film repose essentiellement sur les dialogues et lesacteurs. Certaines scènes sont donc d'une poésie et d'une loufoquerierafraîchissantes, alors que d'autres sont oubliées aussitôt qu'apparaîtle fondu au noir annonçant la scène suivante.
Cependant, ce contraste entre les différents courts-métragesprocure au film une aura d'authenticité (renforcée par le fait que lesacteurs jouent leur propre rôle). Ainsi, 'Coffee & cigarettes' serévèle comme un film sans prétention comme le sont ces discussions quel'on peut avoir autour d'une table avec un ami, parfois futiles,parfois comiques, parfois primordiales. A travers ces oppositions,Jarmusch parvient tout de même à créer une unité : bien entendu grâceaux lieux, mais aussi grâce aux thèmes abordés que l'on retrouve enécho, et à sa manière de filmer en utilisant des plans quasi-identiquesd'une saynète à l'autre. Mais ce qui crée réellement l'unité del'œuvre, c'est cette universalité que Jarmusch sait si bien transmettre: 'Coffee & cigarettes' est une ode à l'humanité, qui entraîneinexorablement le spectateur vers l'empathie.
[Rosine]









