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Encore un film qui nous propose de remonter aux origines du mal, au casou certains dans la salle n'aurait pas compris pourquoi le môssieur àl'écran il était aussi méchant. Le Massacre à la tronçonneuse de TobeHooper (1974) nous contait la guillerette histoire de 5 jeunes etinsouciants amis traversant le Texas: une panne d'essence contraint legroupe à s'arrêter non loin d'une maison isolée qui attire leurattention. Lorsqu'ils tentent de pénétrer à l'intérieur, un bouchermasqué surgit et le jeu de massacre commence. Celui de Liebesman nousraconte (33 ans après, mais en réalité 5 ans avant, vous suivez ?) laguillerette histoire de 4 jeunes et insouciants amis traversant leTexas qu'un accident de voiture contraint à s'arrêter non loin d'unabattoir isolé dans lequel sévit un boucher masqué et sa famille dedébiles consanguins. Bon, alors mis à part la scène de début qui nousmontre la naissance de leatherface, "nihil novi sub solé" aurait ditl'autre…

L'efficacité du film de 74, pratiquement amateur, reposait sur uneatmosphère lourde et pesante, habilement obtenue grâce à saprésentation, de style documentaire, à l'image (grain très prononcé liéau passage du 16mm en 35mm) et à une bande son particulièrement …atonale. A l'inverse celui de 2007 est propre ; l'image est sombre,mais belle, voire prétentieuse, un peu comme l'ensemble du film, qui sepose d'entré de jeu comme LE film gore de l'année. Pour ce qui est dela bande son, fini la musique expérimentale façon « on tape sur despoêles en fonte avec une faucille et une bouteille vide », place à dusynthé bien cheap à la sauce Dimmu Borgir.

Remarquez que le spectateur s'en fout, du synthé tout nul, et il a bienraison ! Car sauf perversion particulière, on va en générale voir cegenre de film pour une seule chose : les scènes de tronçonnage,découpage, cisaillage, déchiquetage, et autres trucs en « age » avecbeaucoup de viande dedans ! Et la, on est plutôt bien servi : même siM.A.L.T, T.B et long à s'installer, lorsque le petiot découvre sesnouveaux amis, ça n'arrête plus. Il faut dire que ces scènes detortures sont ‘achement bien tournées, et que même si un bourreaunippon pourra reprocher le manque de subtilité de Leatherface & Co,il n'en demeure pas moins qu'elles sont d'une efficacité imparable.

Au final, on regrettera juste les instants de comédie entre les scènegores, mais on pourra admirer le travail de l'artisan « masquier »,déjà remarqué pour avoir créé les masques de Slipknot. La ressemblanceest frappante ! A tel point qu'on a parfois l'impression de voir N°7 ouN°4 à l'oeuvre... Troublant...

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Jonathan Liebesman - Massacre à la tronçonneuse, le commencement

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