Papercuts, le webzine qui tranche
Revoici Sacha Baron Cohen, plus connu sous le pseudo Ali G suite à ses sketchs pour la télévision mais aussi à son premier méfait cinématographique. Cette fois ci, son nouveau personnage s'appelle Borat, un journaliste kazakh. Grâce à un incroyable buzz autour du film (polémiques en tout genre, bande annonce hilarante, conférences de presse de l'acteur jouant le rôle de Borat et critiques élogieuses), le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est attendu comme un des évènements de l'année.
Le film commence d'ailleurs sur les chapeaux de roues avec une longue
scène présentant le héros du film ainsi que le Kazakhstan sous un angle
peu glorieux. Le trait est forcé, pas de doute il s'agit bien d'une
caricature. Le décor étant planté, le célèbre journaliste est envoyé
aux Etats Unis pour prendre des leçons du monde occidental. Et nous
voilà parti pour un road movie traversant les « US&A » d'Est en
Ouest.
Un périple constitué d'une succession de scènes à la Jackass, ou à
la Michael Moore, et de caméras plus ou moins cachés tordantes. Mais la
réelle force d'une film réside dans la satire politique de chacune de
ces scènes. Si Borat représente un Kazakh caricatural, on se rend vite
compte que les américains auxquels il est confronté ne sont pas du tout
caricaturés mais bien naturels.
Toutes les valeurs de la société américaines sont mises à mal par ce
débile kazakh. Sont ainsi dénoncés l'homophobie, le racisme et une
multitude de comportements tous aussi horribles les uns que les autres.
Un jeu de massacre réjouissant pendant lequel éclats de rire et rire
jaune se succèdent sans baisse de rythme !
Larry Charles (réalisateur de la géniale série Seinfeld) et Sacha Baron Cohen signent là sans aucun doute le film le plus drôle de l'année. Tout le monde n'aimera pas cette humour potache (certaines scènes sont extrêmement trash) mais au vue des premiers résultats au box office, on peut déjà dire qu'ils ont réussi leur pari !
[Bob]









