Papercuts, le webzine qui tranche
Un bain de sang, des jeunes qui déambulent dans un lycée, des
destins qui se croisent, des histoires qui s'entremêlent, des plans
séquences poétiques…ça vous rappelle quelque chose ? Oui, nous parlons
bien du chef d'œuvre de Gus Van Sant, Elephant, qui a plus qu'inspiré
un jeune réalisateur australien car son 2h37 n'est autre qu'une resucée
de la Palme d'Or du Festival de Cannes 2003.
Il y a donc deux manières de voir ce film. La première est de crier au
plagiat car la mise en scène est beaucoup trop proche d'Elephant. De
plus, 2h37 n'a pas la finesse, la virtuosité, ni la poésie de son
prédécesseur. L'analyse du mal être de ces adolescents est certes
intéressante, quoique dèjà vu, mais malheureusement les personnages
sont trop caricaturaux et les rebondissements prévisibles.
Ceci dit, être capable à 20 ans de pondre un film pareil mérite un certain respect. Si Elephant n'existait pas, on crierait peut être au génie. Souhaitons donc à ce jeune réalisateur de se démarquer de ses influences et qui sait, on en entendra parler dans quelques années.
[Bob]









