Papercuts, le webzine qui tranche
Suite au monumental bide d'Alexandre, le réalisateur américain semble avoir perdu le contrôle sur ce film. En effet, pour une fois, il ne participe pas à l'écriture du film. Tout porte à croire que WTC sera un film de commande.
Dès le début du film, cette sensation se confirme. Tout en suivant deux
policiers new yorkais (Nicolas Cage impeccable), on peut deviner tous
les ingrédients de l'Amérique triomphante sont là : la religion, la
famille, le patriotisme, l'isolationnisme…tout le monde il est beau
tout le monde il est gentil. Parallèlement à cela, c'est à une leçon de
mise en scène que nous assistons. Du générique jusqu'à l'effondrement
de la première tour, le film est haletant, la reconstitution minutieuse
digne des meilleurs films catastrophe ! Le travail sur le son est
prodigieux, on s'y croirait. Les effets spéciaux sont sobres, ce qui
est rare pour ce genre de production.
La deuxième partie du film, où l'on se retrouve enfouis sous les décombres avec les policiers, est composé de flash-backs sur la vie quotidienne de ces futurs rescapés. A ce moment là, ce ne sont pas seulement les deux tours qui se sont effondrées, mais aussi toutes les valeurs américaines ! Par petites touches (le pseudo militaire, apparition ridicule de Dieu, comportements agressifs annonciateurs de la Guerre en Afghanistan et en Irak), Stone détruit les fondations de la société américaine ! Bien que moins rythmée, cette partie du film est assez riche symboliquement.
Les dernières scènes permettront à Oliver Stone de placer les valeurs auxquelles il croit telles que l'entraide entre les peuples ou l'héroïsme, et de finir sur une note optimiste.Au final, un sacré pied de nez au gouvernement Bush. Sous ses airs de film patriotique, ce WTC est bel et bien un film engagé et critique !
[Bob]









