Papercuts, le webzine qui tranche
Sortie salles en France : 19 août 2009
Sortie DVD en France : 5 janvier 2010
Du sang, des boyaux, de l'humour bien noir et du bon son, voilà ce qu'évoque Tarantino pour tout cinéphile averti. C'est bien connu, Tarantino aime la violence à l'état pur, non justifiée, voire par moment, l'exagération ultime des fluides sanguins et des scènes de baston.
On se souviendra ainsi de la cultissime scène d'explosion de cervelle à l'arrière de la voiture de John Travolta dans 'Pulp Fiction' ou encore du fabuleux crash automobile dans 'Boulevard de la mort'.
Avec 'Inglourious Basterds', on s'échappe de ce fameux cliché « tarantinien » pour revenir à un film où le verbal est prépondérant par rapport à l'action.
La « sobriété » semble donc de rigueur pour ce long métrage retraçant l'histoire fictive d'un groupe de juifs surnommés « Les Bâtards » décidés à assassiner les dirigeants du Troisième Reich.
La longueur des dialogues critiquée par certains journalistes paraît plus que nécessaire et totalement justifiée. Elle permet non seulement au spectateur de revivre la tension et les enjeux présents en cette période de guerre, mais également de renforcer la crédibilité des différentes actions.
Dans ce sens, il convient de féliciter le réalisateur sur le choix judicieux de l'utilisation de plusieurs langues dans le film qui conforte ce sentiment de réalisme mais aussi pour l'attribution du rôle du général Hans Landa à Christoph Waltz.
Celui-ci, excellent polyglotte, joue à la perfection son rôle de tortionnaire et de sadique, que ce soit en italien, allemand, français ou anglais ( rien que cela...).
En ce qui concerne la mise en scène de cette œuvre uchronique , cela reste dans la veine habituelle du réalisateur. Vous connaissez l'adage « Une image vaut mieux qu'un long discours » ? Et bien, c'est ce qui prévaut chez Tarantino. La suggestion et la dérision sont omniprésentes pour permettre au spectateur de faire travailler son imagination.
La bande son, quant à elle, est plus qu'éclectique et le choix déroutant de certaines chansons pour quelques scènes clés, joue son rôle : marquer les esprits.
Vous l'aurez donc compris, 'Inglourious Basterds' est un petit bijou étonnant à se procurer sans tarder.
Sortie DVD en France : 5 janvier 2010
Du sang, des boyaux, de l'humour bien noir et du bon son, voilà ce qu'évoque Tarantino pour tout cinéphile averti. C'est bien connu, Tarantino aime la violence à l'état pur, non justifiée, voire par moment, l'exagération ultime des fluides sanguins et des scènes de baston.
On se souviendra ainsi de la cultissime scène d'explosion de cervelle à l'arrière de la voiture de John Travolta dans 'Pulp Fiction' ou encore du fabuleux crash automobile dans 'Boulevard de la mort'.
Avec 'Inglourious Basterds', on s'échappe de ce fameux cliché « tarantinien » pour revenir à un film où le verbal est prépondérant par rapport à l'action.
La « sobriété » semble donc de rigueur pour ce long métrage retraçant l'histoire fictive d'un groupe de juifs surnommés « Les Bâtards » décidés à assassiner les dirigeants du Troisième Reich.
La longueur des dialogues critiquée par certains journalistes paraît plus que nécessaire et totalement justifiée. Elle permet non seulement au spectateur de revivre la tension et les enjeux présents en cette période de guerre, mais également de renforcer la crédibilité des différentes actions.
Dans ce sens, il convient de féliciter le réalisateur sur le choix judicieux de l'utilisation de plusieurs langues dans le film qui conforte ce sentiment de réalisme mais aussi pour l'attribution du rôle du général Hans Landa à Christoph Waltz.
Celui-ci, excellent polyglotte, joue à la perfection son rôle de tortionnaire et de sadique, que ce soit en italien, allemand, français ou anglais ( rien que cela...).
En ce qui concerne la mise en scène de cette œuvre uchronique , cela reste dans la veine habituelle du réalisateur. Vous connaissez l'adage « Une image vaut mieux qu'un long discours » ? Et bien, c'est ce qui prévaut chez Tarantino. La suggestion et la dérision sont omniprésentes pour permettre au spectateur de faire travailler son imagination.
La bande son, quant à elle, est plus qu'éclectique et le choix déroutant de certaines chansons pour quelques scènes clés, joue son rôle : marquer les esprits.
Vous l'aurez donc compris, 'Inglourious Basterds' est un petit bijou étonnant à se procurer sans tarder.
[Catherine J.]









