Papercuts, le webzine qui tranche
Sortie salles en France : 25 novembre 2009
Pour son premier long métrage, Ruben Fleischer signe avec son désopilant 'Bienvenue à Zombieland' un popcorn movie absolument délicieux.
Il est loin le temps des séries Z respectant à la lettre les préceptes du grand Roméro. Et si nous commencions à être habitués aux croisements à priori contre nature mais très réussis tels que le so british 'Shaun of the Dead' ou le presque trop Z 'Planète Terreur', 'Bienvenue à Zombieland' innove encore en réussissant à associer brillamment comédie, teenage movie, roadtrip et cinéma gore.
Le pitch est simplissime : les zombies sont là sans qu'on sache trop pourquoi (la vache folle semble-t-il), le narrateur (Jesse Eisenberg a.k.a Columbus) - un geek fluet qui ne doit sa survie qu'au respect des règles élémentaires mais farfelues qu'il s'impose - croise Woody Harrelson ('Tueurs nés', 'Larry Flint') a.k.a Tallahasse, sorte de Josh Randall destroy à la recherche de Twinkies. Le tandem tombe à son tour sur Wichita et Little Rock (respectivement Emma Stone et Abigail Breslin), deux sœurs roublardes bien décidées à aller à Luna Park, et avec qui la cohabitation ne sera pas des plus aisées. Dès lors, les zombies deviennent en quelque sorte une toile de fond pour ce qui semble être au centre du film, à savoir les préoccupations familiales américaines et le vivre ensemble.
De même, si les profils psychologiques des personnages sont caricaturaux, c'est tout simplement que la vedette n'est donnée ni aux humains ni aux zombies, mais au rythme, et à la création de situations drolatiques différentes quoique parfois un peu téléphonées. Les clins d'œil se succèdent, parodiant avec beaucoup de distance la culture US des dernières décennies : de 'SOS Fantômes' (on aura même droit à l'apparition de Bill Muray a.k.a himself) à 'Delivrance', de Metallica à Ennio Morricone, épinglant NRA, hummers et Hollywood.
Ainsi, entre les deux séquences "gores mais pas trop" que sont la scène d'introduction et son fantastique générique, puis la grande tuerie finale, Ruben Fleischer jongle avec les genres (alors que 'Shaun of the Dead' se contentait de détourner les codes du genre zombie) et l'on assiste à un perpétuel entrecroisement de gag, de bouffonneries, et de répliques savoureuses.
Cette farce décomplexée dégoulinante de crème pâtissière et d'hémoglobine ayant été tournée à l'origine pour être le pilote d'une série TV, il y a fort à parier que 'Bienvenue à Zombieland 2' débarque d'ici peu. D'ici là, « you've got to enjoy the little things ».
Pour son premier long métrage, Ruben Fleischer signe avec son désopilant 'Bienvenue à Zombieland' un popcorn movie absolument délicieux.
Il est loin le temps des séries Z respectant à la lettre les préceptes du grand Roméro. Et si nous commencions à être habitués aux croisements à priori contre nature mais très réussis tels que le so british 'Shaun of the Dead' ou le presque trop Z 'Planète Terreur', 'Bienvenue à Zombieland' innove encore en réussissant à associer brillamment comédie, teenage movie, roadtrip et cinéma gore.
Le pitch est simplissime : les zombies sont là sans qu'on sache trop pourquoi (la vache folle semble-t-il), le narrateur (Jesse Eisenberg a.k.a Columbus) - un geek fluet qui ne doit sa survie qu'au respect des règles élémentaires mais farfelues qu'il s'impose - croise Woody Harrelson ('Tueurs nés', 'Larry Flint') a.k.a Tallahasse, sorte de Josh Randall destroy à la recherche de Twinkies. Le tandem tombe à son tour sur Wichita et Little Rock (respectivement Emma Stone et Abigail Breslin), deux sœurs roublardes bien décidées à aller à Luna Park, et avec qui la cohabitation ne sera pas des plus aisées. Dès lors, les zombies deviennent en quelque sorte une toile de fond pour ce qui semble être au centre du film, à savoir les préoccupations familiales américaines et le vivre ensemble.
De même, si les profils psychologiques des personnages sont caricaturaux, c'est tout simplement que la vedette n'est donnée ni aux humains ni aux zombies, mais au rythme, et à la création de situations drolatiques différentes quoique parfois un peu téléphonées. Les clins d'œil se succèdent, parodiant avec beaucoup de distance la culture US des dernières décennies : de 'SOS Fantômes' (on aura même droit à l'apparition de Bill Muray a.k.a himself) à 'Delivrance', de Metallica à Ennio Morricone, épinglant NRA, hummers et Hollywood.
Ainsi, entre les deux séquences "gores mais pas trop" que sont la scène d'introduction et son fantastique générique, puis la grande tuerie finale, Ruben Fleischer jongle avec les genres (alors que 'Shaun of the Dead' se contentait de détourner les codes du genre zombie) et l'on assiste à un perpétuel entrecroisement de gag, de bouffonneries, et de répliques savoureuses.
Cette farce décomplexée dégoulinante de crème pâtissière et d'hémoglobine ayant été tournée à l'origine pour être le pilote d'une série TV, il y a fort à parier que 'Bienvenue à Zombieland 2' débarque d'ici peu. D'ici là, « you've got to enjoy the little things ».
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