Papercuts, le webzine qui tranche
Misstrip réussit le pari d'un album aux multiples ambiances et atmosphères et passe avec succès (et les honneurs du jury) le passage au live. Surveillez les de près, 2007 pourrait bien être leur année!
Mais tout d'abord, un petit retour sur les faits avec Arno et Virginie sur l'avant et l'apres-Sybilline…
Pourquoi tant de temps entre votre premier trois titres autoproduit et Sibylline ?
Arno (batterie, machines, rhodes, elka) : On cherche pas mal à optimiser le ressenti que l'on peut avoir sur chaque morceau donc en général, la phase de compo est assez longue. En plus, pour ‘Sibylline' on a aussi voulu se donner un choix plus large en enregistrant 18 morceaux d'où cet espace assez long entre le 4 titres et l'album.
Pour quoi ce choix de titre ‘Sibylline' ?
Virginie (chant, chœurs) : A la fois pour la sonorité du mot, pour son esthétisme graphique et pour son sens bien sûr…Chaque titre de l'album est singulier mais les morceaux sont reliés entre eux par l'obscurité, et par la part de mystère qui existe au moment de la création.
Vous avez un très chouette clip… Expliquez-moi la genèse de celui-ci…
Arno : La rencontre avec Rémy GENTE (le réalisateur) sur un de nos concerts a été déterminante. Il avait un projet de fin d'année à réaliser et il nous a proposé de tourner un clip pour la chanson ‘A Ticket to Death'. Nos idées et nos univers ont fusionné pour aboutir, après 2 jours de tournage intensifs (par –5° C !!!) et plusieurs versions, à ce clip dont nous sommes très fiers. Avec toute son équipe on a passé un moment inoubliable.
Les retours de presse face à cet album sont très élogieux, je suppose que ca doit vous faire chaud au cœur…
Arno : Oui c'est sûr ça fait plaisir…surtout que l'enregistrement a été long et douloureux. On va faire le plein de confiance et repartir sur autre chose.
Le morceau dont vous êtes le plus fier sur cet album ?
Arno : On n'a pas vraiment de morceau préféré. Disons plutôt que des morceaux comme ‘A Ticket To Death' ou ‘Lilly White' se sont imposés sur l'album car ils nous ont beaucoup touchés. ‘Brainwashing', ‘Exhibition room' et ‘Sibylline' sont des morceaux qui se sont révélés lors du mix et font partie des bonnes surprises pour nous.
A quoi doit-on s'attendre sur scène ?
Arno : Forcément une énergie propre à la scène. On peut dire que l'album propose une réflexion, un voyage. La scène va plutôt être une connexion directe avec notre univers. Depuis nos résidences, on a appris à plus se lâcher, ressentir les choses sur scène. On prend beaucoup de plaisir et on espère bien le transmettre.
Virginie, tes thèmes de prédilection dans l'écriture ?
Virgine : Pour écrire, je m'inspire directement des ambiances ou atmosphères que nous développons… J'explore les émotions qu'elles suscitent en moi mais je m'appuie aussi sur des observations personnelles, voire des expériences vécues. Je dénonce le voyeurisme ambiant, le mal-être d'une société qui soigne ses maux à coups d'antidépresseurs, la violence conjugale, mais au fond j'explore davantage les thèmes de la quête de soi et de l'autre. Je m'intéresse à l' « Humain », particulièrement dans son côté sombre, parce que l'obscurité est aussi ce qui peut le conduire, par le recul et la réflexion, à des moments plus « lumineux ».
Vous sentez vous appartenir à une scène (angevine ou française ou non) ?
Arno : On peut effectivement nous associer à une scène pop-électro française. En fait on s'en fout un peu. On essaie juste de faire du misstrip et je crois que vu ce qu'on voit aujourd'hui, il est important de se sentir libre et de ne pas forcément suivre le courant.
Cinq mots pour décrire misstrip ?
Arno : Mélancolique, sombre, puissant, charnel, sensible…
Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?
Arno : Pleins de concerts, des albums, des collaborations pour des projets cinématographiques ou avec d'autres artistes etc… bref, beaucoup d'activité en espérant de belles rencontres et tripper tout simplement.
[Eric H.] Envoyez un message









