Papercuts, le webzine qui tranche
Simon Phelipot est jeune, tant par son âge (24 ans) que par son entrée
très remarquée dans le 9ème Art avec "Ma'at" aux éditions Carabas.
Pourtant, Simon G. Phelipot a bel et bien les pieds sur terre. Son
discours résonne comme celui d'un professionnel modeste mais non moins
talentueux !
On peut déjà lire sur toi que tu as travaillé dans l'univers des jeux vidéo, de l'animation et de la publicité.
Est-ce que les codes de l'illustration sont similaires quel que soit l'approche (BD, animation, pub, jeux vidéo) ?
Dans l'absolu les codes de l'illustration changent d'un média à l'autre pour répondre à la demande, mais de manière pratique ça ne fonctionne pas réellement de cette façon. C'est le média qui vient voir l'artiste et non l'inverse. Il n'y a pas vraiment d'adaptation de notre part, on vient nous chercher pour ce que l'on sait déjà faire avant tout. Un directeur artistique nous demandera souvent une ''image type'' .
C'est dommage mais c'est avant tout comme ça que les choses marchent pragmatiquement à chaque nouveau client, on ne change pas le fond, mais la forme.
En découvrant la galerie de tes oeuvres sur ton site, on ressent très nettement l'influence japonaise. Qu'est-ce qui te fascine le plus dans leur culture ?
Probablement le fait qu'elle soit à l'opposé de la nôtre.
Les asiatiques ne sont pas dualistes, ils n'ont pas nos contradictions, c'est très reposant.
Leur traitement de l'encre et de la ligne me fascine, je préfère cette façon de travailler le crayon à la manière occidentale.
Lis-tu des manga ?
J'ai dû arrêter par manque de temps, j'essaie tout de même de me tenir au courant de l'actualité des auteurs dont j'aime le travail.
Otomo, Samura, Tsuruta, Ashinano, Taniguchi, par exemple.
Le constat vaut pour la bd mondiale, je ne fais pas de différence la dessus.
Comment t'est venue l'idée de te lancer dans la bande dessinée ?
Par besoin de trouver un média capable de regrouper la plupart de mes activités. La bd permet d'écrire, de peindre, d'ajouter une dialectique à tout ça aussi, en travaillant sur la lecture totale du recueil.
Et puis c'est un outil intéressant dans la mesure où l'ellipse y joue un rôle important, ça permet de laisser une part du livre au lecteur.
Comment s'est faite ta rencontre avec les éditions Carabas ?
Via un ami scénariste, mr Olivier "Dobbs" Dobremel. Je travaillais avec lui sur un beau projet de fable fantastique, qui intéressait Jérôme Martineau, l'éditeur/fondateur de Carabas.
Le projet n'a pas abouti sous sa forme originale, mais je suis resté en contact avec Jérôme.
Quelque mois plus tard je me suis décidé à chercher un éditeur pour Ma'at, qui commençait à prendre trop d'ampleur pour mes temps libres.
J'ai envoyé un dossier de presse chez quelques éditeurs, à commencer par Carabas.
Je cherchais de la liberté avant tout, Jérôme est le seul à me l'avoir offerte sans contrepartie, donc le choix a été vite fait.
As-tu des influences ou des grands noms de la BD qui t'inspirent ?
J'ai du respect pour les auteurs capables de retranscrire de l'émotion, peu importe leur origine, ou leur médium.
Ça peut aller de Gozeki Kojima à Amano, de Sergio Toppi à Bilal, de Sienkiewicz à Pratt.
Qu'est-ce qui t'inspire de manière générale ?
Tout ce qui permet de véhiculer un ressenti, ou une force de vie par exemple.
La philosophie, la musique, la poésie font ça très bien, mais sur le principe c'est susceptible de se trouver partout.
Connais-tu le travail de David McKeane ?
J'aime beaucoup les productions de McKean situées dans les années 80, j'ai découvert Black Orchid par hasard en avril dernier, et j'ai adoré.
Comment, où et quand peins-tu ? Explique-nous ta manière de procéder.
Je travaille généralement dans la matinée, souvent jusqu'en milieu d'après midi.
Il n'y a pas de processus type dans mes images, et j'essaie de conserver ce constat dans la mesure du possible.
Ça semble la chose la plus logique et la plus saine à faire je pense, on ne peut pas travailler de la même façon un corps, un visage, un sentiment donné.
Il y a trop de paramètres dans une image, et trop d'images dans un livre, je fais avec ce que je pense le plus approprié à l'idée que j'ai du résultat.
Que ça passe par l'huile, le fusain, le numérique, peu importe.
Si tu devais donner trois termes pour te qualifier et trois autres
pour qualifier ta démarche artistique, lesquels choisirais-tu ?
Il y a une belle phrase de Nietzsche dans la préface au Gai savoir, qui dit que chaque pensée est l'autobiographie d'un corps,
donc je choisirais les mêmes termes pour les deux questions, probablement sensualiste libertaire athée.
Seras-tu présent au Festival d'Angoulême en janvier ?
C'est prévu comme ça oui.
On peut déjà lire sur toi que tu as travaillé dans l'univers des jeux vidéo, de l'animation et de la publicité.
Est-ce que les codes de l'illustration sont similaires quel que soit l'approche (BD, animation, pub, jeux vidéo) ?
Dans l'absolu les codes de l'illustration changent d'un média à l'autre pour répondre à la demande, mais de manière pratique ça ne fonctionne pas réellement de cette façon. C'est le média qui vient voir l'artiste et non l'inverse. Il n'y a pas vraiment d'adaptation de notre part, on vient nous chercher pour ce que l'on sait déjà faire avant tout. Un directeur artistique nous demandera souvent une ''image type'' .
C'est dommage mais c'est avant tout comme ça que les choses marchent pragmatiquement à chaque nouveau client, on ne change pas le fond, mais la forme.
En découvrant la galerie de tes oeuvres sur ton site, on ressent très nettement l'influence japonaise. Qu'est-ce qui te fascine le plus dans leur culture ?
Probablement le fait qu'elle soit à l'opposé de la nôtre.
Les asiatiques ne sont pas dualistes, ils n'ont pas nos contradictions, c'est très reposant.
Leur traitement de l'encre et de la ligne me fascine, je préfère cette façon de travailler le crayon à la manière occidentale.
Lis-tu des manga ?
J'ai dû arrêter par manque de temps, j'essaie tout de même de me tenir au courant de l'actualité des auteurs dont j'aime le travail.
Otomo, Samura, Tsuruta, Ashinano, Taniguchi, par exemple.
Le constat vaut pour la bd mondiale, je ne fais pas de différence la dessus.
Comment t'est venue l'idée de te lancer dans la bande dessinée ?
Par besoin de trouver un média capable de regrouper la plupart de mes activités. La bd permet d'écrire, de peindre, d'ajouter une dialectique à tout ça aussi, en travaillant sur la lecture totale du recueil.
Et puis c'est un outil intéressant dans la mesure où l'ellipse y joue un rôle important, ça permet de laisser une part du livre au lecteur.
Comment s'est faite ta rencontre avec les éditions Carabas ?
Via un ami scénariste, mr Olivier "Dobbs" Dobremel. Je travaillais avec lui sur un beau projet de fable fantastique, qui intéressait Jérôme Martineau, l'éditeur/fondateur de Carabas.
Le projet n'a pas abouti sous sa forme originale, mais je suis resté en contact avec Jérôme.
Quelque mois plus tard je me suis décidé à chercher un éditeur pour Ma'at, qui commençait à prendre trop d'ampleur pour mes temps libres.
J'ai envoyé un dossier de presse chez quelques éditeurs, à commencer par Carabas.
Je cherchais de la liberté avant tout, Jérôme est le seul à me l'avoir offerte sans contrepartie, donc le choix a été vite fait.
As-tu des influences ou des grands noms de la BD qui t'inspirent ?
J'ai du respect pour les auteurs capables de retranscrire de l'émotion, peu importe leur origine, ou leur médium.
Ça peut aller de Gozeki Kojima à Amano, de Sergio Toppi à Bilal, de Sienkiewicz à Pratt.
Qu'est-ce qui t'inspire de manière générale ?
Tout ce qui permet de véhiculer un ressenti, ou une force de vie par exemple.
La philosophie, la musique, la poésie font ça très bien, mais sur le principe c'est susceptible de se trouver partout.
Connais-tu le travail de David McKeane ?
J'aime beaucoup les productions de McKean situées dans les années 80, j'ai découvert Black Orchid par hasard en avril dernier, et j'ai adoré.
Comment, où et quand peins-tu ? Explique-nous ta manière de procéder.
Je travaille généralement dans la matinée, souvent jusqu'en milieu d'après midi.
Il n'y a pas de processus type dans mes images, et j'essaie de conserver ce constat dans la mesure du possible.
Ça semble la chose la plus logique et la plus saine à faire je pense, on ne peut pas travailler de la même façon un corps, un visage, un sentiment donné.
Il y a trop de paramètres dans une image, et trop d'images dans un livre, je fais avec ce que je pense le plus approprié à l'idée que j'ai du résultat.
Que ça passe par l'huile, le fusain, le numérique, peu importe.
Si tu devais donner trois termes pour te qualifier et trois autres
pour qualifier ta démarche artistique, lesquels choisirais-tu ?
Il y a une belle phrase de Nietzsche dans la préface au Gai savoir, qui dit que chaque pensée est l'autobiographie d'un corps,
donc je choisirais les mêmes termes pour les deux questions, probablement sensualiste libertaire athée.
Seras-tu présent au Festival d'Angoulême en janvier ?
C'est prévu comme ça oui.
[MeI]









