Papercuts, le webzine qui tranche
C'est à fond de cale mais sans les fers au pieds
que nous rencontrons au Batofar l'impressionnant Tom Lacey, frontman des
Ghost Of A Thousand. Très décontracté, petites lunettes d'intellectuel
branché, un style tranchant bien avec le show de ce soir qui lui sentait
bien la sueur et le rock'n roll. Accompagné de son fidèle guitariste
Andy Blith, ils vont nous parler des changements que “new hopes, new
demonstrations” a apporté à The ghost of a Thousand
Papercuts : Vous
avez déjà joué à l'Elysée Montmartre, c'est votre second fois à Paris,
vous appréciez Paris ?
Tom Lacey :Oui
nous adorons Paris, c'est une super ville, le temps est super cette
fois, c'est cool.
C'est la seconde
date de votre tournée française ?
Tom : Oui nous
avons joué au Havre hier soir, au Duplex, encore un bateau un peu plus
petit qu'ici mais c'était bien.
Vous partagez la
tournée avec Cancer Bats, vous connaissiez le groupe avant ?
Andy Blith: Oui
nous avons joué la première fois avec eux en 2007 sur une tournée au
Royaume Uni avec Gallows. Et on les a rencontrés, par la suite, sur
pleins de festivals en Angleterre.
Quels sont les
changements entre le premier Album concernant le public à vos concerts
notamment ?
Tom : Le public
est devenu plus Européen, le premier album n'est pas vraiment sorti
ailleurs qu'en Angleterre à l'époque. Hormis quelques personnes ici et
là, pas grand monde nous écoutait, en dehors.
Andy : Oui il y
avait quelques personnes en Allemagne a avoir acheté l'album; mais on ne
peut pas vraiment dire qu'il y a eu de véritable sortie européenne pour
cet album. Par contre notre second album est sorti dans l'Europe
entière. On a tourné sur le continent pour la première fois en novembre
dernier, et là c'est notre deuxième fois alors qu'on a commencé il y'a
quatre ans.
Tom : Ce qui
n'est pas terrible, on aurait du venir en Europe plus tôt, et plus
souvent.
Andy : En même
temps on n'avait pas de sortie ici, donc c'était très dur à booker.
Maintenant on essaye de jouer un maximum. On a joué tellement chez nous,
on sature. Le public en Angleterre est tellement diffèrent d'ici. Ici
les gens viennent vraiment au concert pour écouter et découvrir les
groupes, chez nous ils ne viennent que pour acheter un t shirt et
trainer avec leurs potes, pas vraiment pour les groupes. C'est bizarre.
Être signé chez
Epitaph a changé quelque chose pour vous ?
Tom : Oui
clairement, beaucoup d'amateur de punk ont commencé à s'intéresser à
nous notamment parce que, selon eux on est un tough band et qu'on a
enregistré en Suède et pas au Etats Unis. On voulait vraiment sonner
comme un groupe Européen, on adore les groupes suédois donc c'était
vraiment important pour nous.
Andy : Le choix
d'Epitaph était assez évident. Un de mes groupes favoris est Bad
Religion, donc c'est un réel privilège d'être signé chez Epitaph
Tom : Mixer
Converge et Tom Waits, c'est plutôt sympa (rire).
Pour ce nouvel
album vous essayez quelque chose de plus expérimentale, c'est quelque
chose que vous voulez vraiment développer dans votre musique ?
Tom : Je pense
que oui. On n'a jamais été un groupe qui voulait aller dans une
direction plus que dans une autre ça c'est fait naturellement. On n'est
pas ce genre de groupe qui décide d'être agressif pour être agressif, on
l'est c'est tout, c'est plus intéressant.
Vous pensez
développer des nouveautés pour le prochain album ? A quoi devons nous
nous attendre ?
Andy : Ca fait
seulement quelques mois que le nouvel album est sorti, donc c'est assez
frais pour nous. Certains groupes sortent des albums à la chaîne, juste
pour sortir des albums; ce n'est pas forcement notre conception. Le
premier album était vraiment direct, assez brut, avec un son punk. Le
second est plus expérimental, c'était pas réellement voulu ça c'est fait
un peu comme ça. Cet album nous a vraiment beaucoup apporté
individuellement, comme au groupe donc on veut profiter de ça. On peut
pas prévoir ce qui va se passer, donc aussi longtemps que ça dure on va
en profiter.
Comment se déroule
le processus de composition ? C'est quelque chose de très simple type
un riff de guitare et vous développez autour ?
Tom : Oui la
plupart du temps c'est comme ça. C'est sûr que nous somme un groupe de
guitaristes avant tout. Bon, on sait que nous sommes un groupe avec un
super son et tout et tout mais bon on veut se démarquer, peut être, des
simples groupes de punk à guitare.
Andy : Oui c'est
ça, à la base on enregistrait un riff à la maison et on le travaillait
avec le groupe; maintenant c'est devenu plus compliqué, on travaille
tout ça ensemble, tout le monde peut arriver avec une idée, quelque
chose à développer. La plupart du temps les groupes vont enregistrer
quelque chose à la maison et totalement changer en studio. En fait de
notre coté il n'y pas vraiment de règle.
Tom, tu as
travaillé sur tout le artwork du groupe tu veux nous en parler un peu
plus ?
Tom : J'aime bien
travailler sur ce genre de choses, c'est plutôt cool. J'aime bien le
principe de ces explosions de couleurs, mais ça n'a pas forcement à voir
avec le groupe ou notre musique. C'est juste quelque chose que j'aime
faire.
Andy :Oui c'est
sa touche personnelle qu'il apporte à notre groupe, tout ce qu'il peut
faire est bon pour nous car on sait pertinemment qu'il se soucie
vraiment du groupe.
J'ai vu que tu
portais un tee shirt napalm death ? C'est une influence?
Tom : Non je
n'avais rien d'autre à me mettre ... Mais bon on doit reconnaitre que
c'est un super groupe. Tout le monde peut se réclamer de napalm death,
c'est une grosse influence. En plus, le tee shirt est plutôt marrant non
?
Papercuts est un
website pluri médias : alors en quelques mots que lisez vous, que
regardez vous et qu'écoutez vous en ce moment ?
Tom : Alors moi
je lis le livre de Nick Cave ‘The Lonesome Death Of Bunny Monroe'. Je
regarde la saison de 1982 de Police Squat. C'est super marrant. Et
j'écoute le dernier single de The National. il m'aide vraiment à me
concentrer.
Andy :J'ai
apporté Jack Kerouac 'Sur La Route' , je l'ai déjà lu plein de fois mais
je ne me lasse pas de le relire encore et encore.
Je regarde Danny Dyer à la télévision. C'est un cockney qui a son propre show en Angleterre et qui parle des tough guys. C'est véritablement la pire émission TV actuelle. Nous écoutons The Constantines dans le van, un super bon groupe du Canada.
Je regarde Danny Dyer à la télévision. C'est un cockney qui a son propre show en Angleterre et qui parle des tough guys. C'est véritablement la pire émission TV actuelle. Nous écoutons The Constantines dans le van, un super bon groupe du Canada.
[Mich & Eric H.]









