André Bucher Déneiger le ciel
[Sabine Wespieser Editeur - 2007]
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L'histoire : David, soixante ans, vit dans une ferme isolée. Paysan, bûcheron,
il est responsable du déneigement de sa commune l'hiver. Mais, pour la première
fois depuis 26 ans, il ne va pas faire son devoir.
En ce 23 décembre glacial, son meilleur ami va l'appeler à l'aide, alors que son « fils de rechange », Antoine, est en rade à trente kilomètres de là. Son tracteur en panne, il décide de partir à pied dans le blizzard…
On nous annonce sur une quatrième de couverture plutôt alléchante, que : « Commence […] pour lui une nuit hallucinée. Pour résister au froid qui l'anesthésie et à l'ivresse de la neige omniprésente, il se grise de ses souvenirs, chante et danse. […] la nature déchaîne les sentiments de David comme les éléments, convoquant les fantômes du passé et les ombres du présent… ».
Puis on lit le livre… 146 pages écrites gros comme un livre de Oui-Oui, à décrire l'errance du personnage dans la neige, dans un rayon de 5 kilomètres autour de chez lui. L'auteur nous apprend que David pourchasse des vaches avec son ami, qu'il aide une personne qui s'est mise dans le fossé, qu'il pense à sa copine et qu'il retrouve son fils qui avait fait le trajet à pied (oui, les trente kilomètres annoncés…). Que d'aventures !
Et la quête intérieure, me demanderez-vous ? En guise de « nuit hallucinée », l'auteur nous offre, certes dans un français correct mais dépourvu de poésie, une errance solitaire surpeuplée qui tient davantage de la promenade dans la neige que du voyage intérieur. Et les rencontres, d'une banalité à pleurer, laissent à peine la place à l'introspection de son héros.
Au final, on lit le livre et on l'oublie aussitôt, tant les personnages comme les situations sont dépourvus d'intérêt et vides de sentiments. Et je ne vous parle même pas de l'auteur qui (je cite) « explore un univers âpre et poétique qui remet l'homme au cœur de la nature, et laisse la place aux croyances païennes et panthéistes. »
Moralité : il ne faut pas croire tout ce qu'on lit sur les quatrièmes de couverture !!!
En ce 23 décembre glacial, son meilleur ami va l'appeler à l'aide, alors que son « fils de rechange », Antoine, est en rade à trente kilomètres de là. Son tracteur en panne, il décide de partir à pied dans le blizzard…
On nous annonce sur une quatrième de couverture plutôt alléchante, que : « Commence […] pour lui une nuit hallucinée. Pour résister au froid qui l'anesthésie et à l'ivresse de la neige omniprésente, il se grise de ses souvenirs, chante et danse. […] la nature déchaîne les sentiments de David comme les éléments, convoquant les fantômes du passé et les ombres du présent… ».
Puis on lit le livre… 146 pages écrites gros comme un livre de Oui-Oui, à décrire l'errance du personnage dans la neige, dans un rayon de 5 kilomètres autour de chez lui. L'auteur nous apprend que David pourchasse des vaches avec son ami, qu'il aide une personne qui s'est mise dans le fossé, qu'il pense à sa copine et qu'il retrouve son fils qui avait fait le trajet à pied (oui, les trente kilomètres annoncés…). Que d'aventures !
Et la quête intérieure, me demanderez-vous ? En guise de « nuit hallucinée », l'auteur nous offre, certes dans un français correct mais dépourvu de poésie, une errance solitaire surpeuplée qui tient davantage de la promenade dans la neige que du voyage intérieur. Et les rencontres, d'une banalité à pleurer, laissent à peine la place à l'introspection de son héros.
Au final, on lit le livre et on l'oublie aussitôt, tant les personnages comme les situations sont dépourvus d'intérêt et vides de sentiments. Et je ne vous parle même pas de l'auteur qui (je cite) « explore un univers âpre et poétique qui remet l'homme au cœur de la nature, et laisse la place aux croyances païennes et panthéistes. »
Moralité : il ne faut pas croire tout ce qu'on lit sur les quatrièmes de couverture !!!
[Jay]









