Blexbolex Destination : Abécédéria
[Les Requins Marteaux - 2008]
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Les éditions :
1991 : création de la maison d'éditions Les Requins Marteaux par trois auteurs de BD : Marc Pichelin, Guillaume Guerse et Bernard Khatou ignorés par l'industrie de la BD. C'est ainsi que ces derniers se décident à se lancer dans l'aventure en montant leur propre structure éditoriale afin d'éditer leur propre production. S'en suivent les premières collaborations avec des auteurs d'autres horizons et avec pour objectif de soutenir la bande dessinée de création. Ils se définissent comme une structure de création, avec pour politique de défendre des projets novateurs et d'expérimentation en terme de bande dessinée, tout en s'ouvrant depuis 2005 aux arts plastiques.
Un engagement d'éditeur indépendant que Papercuts ne pouvait se faire le plaisir de promouvoir !
L'auteur :
Blex Bolex ! Sonne comme une formule magique ou comme le nom d'un objet étrange. Cet « ovni » de l'illustration et de la bande dessinée d‘aujourd'hui est né dans le nord de la France en 1966. Son goût pour l'expression picturale le conduit naturellement à faire l'École des Beaux Arts d'Angoulême en 1984. Six ans plus tard, il en ressort sérigraphe. Il fait ses débuts d'illustrateurs pour la presse avant de réaliser et publier une vingtaine de livres. Son histoire avec Les Requins Marteaux a débuté en 2006 avec la publication de « L'œil privé », histoire d'un privé embauché par un magnat des affaires afin de retrouver des brevets, classés confidentiels, ainsi qu'une mystérieuse laborantine qui semble n'avoir jamais existé.
Un auteur de bandes dessinées et de livres pour enfants dans la pure lignée du style Atome à découvrir de toute urgence !
Le livre :
Sous la forme d'un abécédaire, BlexBolex nous invite à faire un étrange et dérangeant voyage. Le livre s'ouvre sur un A accueillant formant une route claire et prometteuse ? Pourtant c'est bien l'entrée de l'enfer que viennent de franchir deux inscrits au fichier du grand banditisme : Léon et Bernard Blanchet. C'est, en effet, aux abords de la colonie Abécédéria, Katagonie, que l'on perd toute trace de ces braqueurs de banques. Dès la deuxième lettre, le « petit paradis » dévoile son vrai visage : « Moi, je ne vois qu'un ramassis de pauvres bicoques accolé à la forêt (…) une odeur âcre, indéfinissable nous prend à la gorge. On se croirait dans une zone de guerre. » Tout est dit, alors il n'est pas étonnant d'entendre Bernard dire à la lettre C, ultime virage de cette route droite lumineuse du début, « Putain ! qu'est-ce que ça schlingue ! ». La transformation de ce « petit paradis » ne s'arrête pas là, la lettre K en témoigne pleinement. Au fur et à mesure de la lecture, on plonge dans un véritable cauchemar aux relents de déshumanisation, d'expériences pseudo scientifiques pratiquées sur des humains, de torture, de mort… On voit rouge, couleur qui nous suit de A à Z.
« Destination : Abécédéria », déjà parue à la Büchergilde Gutenberg à Francfort en 2007, est une réussite tant au niveau graphique, avec une parfaite maîtrise de la trichromie, que du scénario rappelant, tout comme son style, les polars des années 50-60, tinté de science-fiction.
Un beau petit objet à lire expressément !
1991 : création de la maison d'éditions Les Requins Marteaux par trois auteurs de BD : Marc Pichelin, Guillaume Guerse et Bernard Khatou ignorés par l'industrie de la BD. C'est ainsi que ces derniers se décident à se lancer dans l'aventure en montant leur propre structure éditoriale afin d'éditer leur propre production. S'en suivent les premières collaborations avec des auteurs d'autres horizons et avec pour objectif de soutenir la bande dessinée de création. Ils se définissent comme une structure de création, avec pour politique de défendre des projets novateurs et d'expérimentation en terme de bande dessinée, tout en s'ouvrant depuis 2005 aux arts plastiques.
Un engagement d'éditeur indépendant que Papercuts ne pouvait se faire le plaisir de promouvoir !
L'auteur :
Blex Bolex ! Sonne comme une formule magique ou comme le nom d'un objet étrange. Cet « ovni » de l'illustration et de la bande dessinée d‘aujourd'hui est né dans le nord de la France en 1966. Son goût pour l'expression picturale le conduit naturellement à faire l'École des Beaux Arts d'Angoulême en 1984. Six ans plus tard, il en ressort sérigraphe. Il fait ses débuts d'illustrateurs pour la presse avant de réaliser et publier une vingtaine de livres. Son histoire avec Les Requins Marteaux a débuté en 2006 avec la publication de « L'œil privé », histoire d'un privé embauché par un magnat des affaires afin de retrouver des brevets, classés confidentiels, ainsi qu'une mystérieuse laborantine qui semble n'avoir jamais existé.
Un auteur de bandes dessinées et de livres pour enfants dans la pure lignée du style Atome à découvrir de toute urgence !
Le livre :
Sous la forme d'un abécédaire, BlexBolex nous invite à faire un étrange et dérangeant voyage. Le livre s'ouvre sur un A accueillant formant une route claire et prometteuse ? Pourtant c'est bien l'entrée de l'enfer que viennent de franchir deux inscrits au fichier du grand banditisme : Léon et Bernard Blanchet. C'est, en effet, aux abords de la colonie Abécédéria, Katagonie, que l'on perd toute trace de ces braqueurs de banques. Dès la deuxième lettre, le « petit paradis » dévoile son vrai visage : « Moi, je ne vois qu'un ramassis de pauvres bicoques accolé à la forêt (…) une odeur âcre, indéfinissable nous prend à la gorge. On se croirait dans une zone de guerre. » Tout est dit, alors il n'est pas étonnant d'entendre Bernard dire à la lettre C, ultime virage de cette route droite lumineuse du début, « Putain ! qu'est-ce que ça schlingue ! ». La transformation de ce « petit paradis » ne s'arrête pas là, la lettre K en témoigne pleinement. Au fur et à mesure de la lecture, on plonge dans un véritable cauchemar aux relents de déshumanisation, d'expériences pseudo scientifiques pratiquées sur des humains, de torture, de mort… On voit rouge, couleur qui nous suit de A à Z.
« Destination : Abécédéria », déjà parue à la Büchergilde Gutenberg à Francfort en 2007, est une réussite tant au niveau graphique, avec une parfaite maîtrise de la trichromie, que du scénario rappelant, tout comme son style, les polars des années 50-60, tinté de science-fiction.
Un beau petit objet à lire expressément !
[MeI]









