Charles Bukowski | Contes de la folie ordinaire
[Poche - 1972]
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Paru en 1972 sous le titre original « Erections, ejaculations, exhibitions and general tales of ordinary madness », ce recueil de nouvelles est l’une des pierres angulaires de la bibliographie de Charles Bukowski. Il fallut attendre la fin de la décennie pour pouvoir se procurer en France le bouquin, sous un titre beaucoup plus soft.
Néanmoins ici les dates n’ont qu’un intérêt réduit : souligner et se remémorer à quel point la plume de l’écrivain a pu créer scandales et désapprobation voire même dégoût chez certains puritains de l’ère Reagan.
De même, la mise en condition historique permet une meilleure compréhension de nouvelles comme « Vie et mort d’un journal underground » ou « La politiques est l’art d’enculer les mouches », rares passages où Bukowski se servira de l’écriture comme prise de position. Car la politique, Bukowski n’en a clairement rien à foutre. Du moins, il n’a pas envie de perdre son temps à en parler.
Son monde à lui c’est avant tout le sexe, la provoc, l’alcool et les lendemains de cuite. A mi-chemin entre la rockstar et le clodo. A lire entre les lignes (de coke ?), on s’aperçoit vite que derrière cette écriture ethylique – Bukowski buvait des litres de bière pendant son travail – se cache une dénonciation d’une société coincée morose et perdue d’avance où même les révoltés sont corrompus. Au final, le seul échappatoire est contenu dans le diptyque infernal : l’alcool et le sexe à outrance.
Même un génie comme Von Brashlitz dans « La machine à baiser », après avoir mis son intelligence au service de l’Allemagne nazie, s’obsède à concevoir une machine dont le destin est d’assouvir les desseins les plus salaces de l’homme. Hank – surnom de Bukowski – aurait pu être son sauveur, mais échoue lamentablement comme souvent et excelle dans son rôle de loser. La machine échappera à son créateur et ce dernier sera relégué au fin fond des abîmes historiques et sociétales.
Cass avait tout pour elle, mais sa vie sera une torture (« La plus belle fille de la ville »). Hyans monte une journal poil à gratter, pamphlet politique, ce sera pour lui la façon idéal de foutre en l’air sa vie… involontairement.
Bukowski écrit sur la vie, sur les drames qui la composent, de façon souvent autobiographique. Ici pas de fard, pas de strass, pas de paillettes pour cacher la crasse de nos lamentables existences. Présent sur tous les tableaux, Bukowski a certainement vécu sa vie comme un spectateur de théâtre avec détachement, un humour des plus noir, parfois avec une certaine cruauté et ce nihilisme apparent.
Ces « Contes de la folie ordinaire » sont en conclusion les observations de Charles Bukowski : La vie est sordide.
[Eric H.]
Guerse & Pichelin
Les losers sont des perdants
[Les Requins Marteaux]
Gyles Brandreth
Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles
[Editions 10/18]
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Karl Marx, histoire de sa vie
[Bartillat]
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[Le Rouergue]
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[Zulma]
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[Dargaud]
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[Edition Populaire]
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De l'autre côté de l'île
[Thierry Magnier]
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[Jacques André Editeur]
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Blast
[Dargaud]
Goethe
Faust, édition intégrale
[Bartillat]
« Aucun plaisir ne l’assouvit, aucun bonheur ne lui suffit, Alors il court sans cesse après les formes changeantes » La présente édition réunit pour la première fois les trois visages que Goethe ...