Papercuts, le webzine qui tranche
Depuis le grand déluge les colonies sont régies par la Mère nourricière, «
protectrice » du climat et autorité absolue aux règles strictes : aucun livre,
aucun dessin, aucun instrument de musique chez soi. Honor ne comprend pas,
pourquoi est-elle différente de ses camarades qui s'accommodent si bien de la
situation ?
Honor vient tout juste d'emménager sur l'île 365, avant, elle et ses parents vivaient dans les milieux « sauvages » cachés des autorités qui régissent cette partie du monde.
Les mois passent, et c'est à son tour de reprocher leur manque de docilité à ses parents, Honor a peur, peur d'être différente, d'être rejetée par ses camarades. La naissance de son petit frère n'arrange rien dans cette société où l'enfant unique est la norme. Plus le temps passe, plus elle souffre de la marginalité de ses parents, jusqu'à les dénoncer un matin.
Roman d'anticipation par excellence, 'De l'autre côté de l'île' rappelle bon nombre d'ouvrages et de films. A mi-chemin entre 'Bienvenue à Gattaca' et 'The Truman show', l'aventure d'Honor nous plonge dans un monde en complète autarcie, sous l'autorité suprême d'une Mère nourricière dictatoriale, gardienne du climat.
Les mécanismes du régime sont brossés avec finesse, et l'on comprend vite comment les habitants, et notamment les enfants, au travers d'institutions comme l'école, parviennent à se faire manipuler. Les rapports entre Honor, ses parents et son petit frère sont finement décrits et intelligents, les réactions de la jeune fille sont naturelles, ce qui apporte un certain réalisme au récit.
Malgré sa teneur basique, on a du mal à lâcher ce livre avant de connaître le devenir de nos héros, personnages humains auxquels on s'attache très vite. L'auteur parvient avec talent à nous dépeindre des interactions réalistes et logiques qui permettent de rendre ce roman fluide et agréable et l'on finit par se surprendre à arpenter avec plaisir cette île aux allures de paradis artificiel.
Honor vient tout juste d'emménager sur l'île 365, avant, elle et ses parents vivaient dans les milieux « sauvages » cachés des autorités qui régissent cette partie du monde.
Les mois passent, et c'est à son tour de reprocher leur manque de docilité à ses parents, Honor a peur, peur d'être différente, d'être rejetée par ses camarades. La naissance de son petit frère n'arrange rien dans cette société où l'enfant unique est la norme. Plus le temps passe, plus elle souffre de la marginalité de ses parents, jusqu'à les dénoncer un matin.
Roman d'anticipation par excellence, 'De l'autre côté de l'île' rappelle bon nombre d'ouvrages et de films. A mi-chemin entre 'Bienvenue à Gattaca' et 'The Truman show', l'aventure d'Honor nous plonge dans un monde en complète autarcie, sous l'autorité suprême d'une Mère nourricière dictatoriale, gardienne du climat.
Les mécanismes du régime sont brossés avec finesse, et l'on comprend vite comment les habitants, et notamment les enfants, au travers d'institutions comme l'école, parviennent à se faire manipuler. Les rapports entre Honor, ses parents et son petit frère sont finement décrits et intelligents, les réactions de la jeune fille sont naturelles, ce qui apporte un certain réalisme au récit.
Malgré sa teneur basique, on a du mal à lâcher ce livre avant de connaître le devenir de nos héros, personnages humains auxquels on s'attache très vite. L'auteur parvient avec talent à nous dépeindre des interactions réalistes et logiques qui permettent de rendre ce roman fluide et agréable et l'on finit par se surprendre à arpenter avec plaisir cette île aux allures de paradis artificiel.
[Zieph]









