Papercuts, le webzine qui tranche
1888. En pleine affaire de Jack l'Eventreur, un groupe d'aventuriers détruit le mal à l'état pur en l'incarnation de Dracula.
Vingt-cinq ans plus tard, tous les protagonistes, marqués au tréfonds de leurs âmes par l'horreur, se sont éloignés les uns des autres… Jusqu'à ce que l'un d'entre eux meure de manière étrange devant un théâtre parisien. Cette affaire va plonger le fils des Harker dans le passé obscur de ses parents et dans une aventure où plane encore l'ombre du Prince des Ténèbres…
Attention, la suite de cette chronique peut contenir des éléments révélant l'intrigue du roman.
'Dracula', roman de Bram Stocker, a fait l'objet, et quelques fois subi, des adaptations et des suites plus ou moins réussies (Les Dracula avec Christopher Lee, 'Dracula Mort et Heureux de l'Etre', 'Dracula 2000', 'La Ligue des Gentlemen extraordinaires', etc.). La plus célèbre d'entre elles est le 'Dracula' de Francis Ford Coppola, adaptation fidèle au roman, à l'interprétation magistrale et à la photographie éblouissante. Certainement un des plus grands rôles de Gary Oldman.
Avec 'Dracula l'Immortel', l'arrière-petit-neveu de l'écrivain, Dacre Stocker, livre la suite « officielle » de 'Dracula'. Officielle dans le sens qu'elle est soi-disant approuvée par l'ensemble des héritiers de la famille Stocker. Et là, le lecteur du roman se pose une question : l'ont-ils vraiment lu ?
En effet, passée la franche rigolade des premiers chapitres, on ne peut qu'être complètement affligé par la pauvreté scénaristique de cette histoire digne des « Charlots contre Dracula ».
On apprend donc dans ce roman qu'en fait, Dracula est un incompris, il se bat pour Dieu et la justice contre sa cousine Elizabeth Bathory. Elizabeth Bathory qui n'est autre que le célèbre tueur en série Jack l'Eventreur !!! Dracula est devenu acteur et va jouer dans la pièce adaptée du roman écrit sur sa propre vie : Dracula de Bram Stocker ! (sic). A l'époque, il n'a pas vampirisé Lucy Westenra parce qu'il est le mal incarné, mais pour la sauver d'une grave maladie du sang, maladie aggravée lors d'une transfusion prescrite par le Professeur Van Helsing. Le fils des héros du premier roman, Jonathan et Mina Harker, est en fait le fils de Dracula (et oui, les vampires peuvent faire des bébés comme tout le monde). A la fin, tout le monde est soit mort, soit devenu un gentil vampire. Et ils partent tous sur le Titanic… Je vous jure que tout est vrai ! Si j'osais, je dirais même lol…
Avec ce roman, on atteint des sommets incroyables de foutage de gueule pour les adeptes d'histoires de vampires en général et de Dracula en particulier. Le roman arrive même à détruire la magie de l'œuvre dont il est la suite. Et ils s'y sont mis à deux pour faire ça, c'est de l'acharnement !
L'année 2009 sera donc une année bien sombre pour le vampirisme. Après 'Twilight', un nouveau roman vient ridiculiser le mythe des vampires construit pendant des décennies par des auteurs de talent tels Ann Rice et Bram Stocker. Trop de gothique tue le gothique, l'effet de mode entraîne forcément des quantités de productions de toute sorte… Et cet ouvrage démontre que la quantité n'engendre pas la qualité.
Vingt-cinq ans plus tard, tous les protagonistes, marqués au tréfonds de leurs âmes par l'horreur, se sont éloignés les uns des autres… Jusqu'à ce que l'un d'entre eux meure de manière étrange devant un théâtre parisien. Cette affaire va plonger le fils des Harker dans le passé obscur de ses parents et dans une aventure où plane encore l'ombre du Prince des Ténèbres…
Attention, la suite de cette chronique peut contenir des éléments révélant l'intrigue du roman.
'Dracula', roman de Bram Stocker, a fait l'objet, et quelques fois subi, des adaptations et des suites plus ou moins réussies (Les Dracula avec Christopher Lee, 'Dracula Mort et Heureux de l'Etre', 'Dracula 2000', 'La Ligue des Gentlemen extraordinaires', etc.). La plus célèbre d'entre elles est le 'Dracula' de Francis Ford Coppola, adaptation fidèle au roman, à l'interprétation magistrale et à la photographie éblouissante. Certainement un des plus grands rôles de Gary Oldman.
Avec 'Dracula l'Immortel', l'arrière-petit-neveu de l'écrivain, Dacre Stocker, livre la suite « officielle » de 'Dracula'. Officielle dans le sens qu'elle est soi-disant approuvée par l'ensemble des héritiers de la famille Stocker. Et là, le lecteur du roman se pose une question : l'ont-ils vraiment lu ?
En effet, passée la franche rigolade des premiers chapitres, on ne peut qu'être complètement affligé par la pauvreté scénaristique de cette histoire digne des « Charlots contre Dracula ».
On apprend donc dans ce roman qu'en fait, Dracula est un incompris, il se bat pour Dieu et la justice contre sa cousine Elizabeth Bathory. Elizabeth Bathory qui n'est autre que le célèbre tueur en série Jack l'Eventreur !!! Dracula est devenu acteur et va jouer dans la pièce adaptée du roman écrit sur sa propre vie : Dracula de Bram Stocker ! (sic). A l'époque, il n'a pas vampirisé Lucy Westenra parce qu'il est le mal incarné, mais pour la sauver d'une grave maladie du sang, maladie aggravée lors d'une transfusion prescrite par le Professeur Van Helsing. Le fils des héros du premier roman, Jonathan et Mina Harker, est en fait le fils de Dracula (et oui, les vampires peuvent faire des bébés comme tout le monde). A la fin, tout le monde est soit mort, soit devenu un gentil vampire. Et ils partent tous sur le Titanic… Je vous jure que tout est vrai ! Si j'osais, je dirais même lol…
Avec ce roman, on atteint des sommets incroyables de foutage de gueule pour les adeptes d'histoires de vampires en général et de Dracula en particulier. Le roman arrive même à détruire la magie de l'œuvre dont il est la suite. Et ils s'y sont mis à deux pour faire ça, c'est de l'acharnement !
L'année 2009 sera donc une année bien sombre pour le vampirisme. Après 'Twilight', un nouveau roman vient ridiculiser le mythe des vampires construit pendant des décennies par des auteurs de talent tels Ann Rice et Bram Stocker. Trop de gothique tue le gothique, l'effet de mode entraîne forcément des quantités de productions de toute sorte… Et cet ouvrage démontre que la quantité n'engendre pas la qualité.
[Jay]









