Papercuts, le webzine qui tranche
Second, dernier tome et suite logique de ‘Ilium', ‘Olympos' nous raconte ce qui
se passe après le fameux point de pivot qui déclenche la rupture avec la
narration d'Homère. Du coup, ceux, ne connaissant que trop peu ‘l'Odyssée',
peuvent se sentir un peu perdus. Forcément, il y a des clins d'œil, mais Dan
Simmons les glisse sans contrepoint. Personnellement, ça m'a déstabilisée, comme
la conscience d'un manque.
Ce second opus n'en reste pas moins un très grand roman de science-fiction. Ce qui faisait la force du premier tome fait ici défaut, et inversement. Peut-être que nous pouvons considérer que, maintenant, les liens défaits avec l'Original, s'ouvre une multitude de possibilités pour l'auteur. Un sentiment de liberté à triturer dans tous les sens. La charpente de l'édifice est désormais stable, un peu moins par son contenu et encore moins dans l'intrigue. C'est l'explosion, c'est la guerre, la débandade et la survie interplanétaire.
Deux tomes que j'ai trouvé très différents, mais complémentaires dans le contenu et la continuité.
Contrairement au premier tome, il n'est plus question de sauter de point de vue en point en vue à chaque chapitre. La gymnastique, façon grand écart, n'est plus…bon, ok…seulement jusqu'à mi-livre, ce qui n'est déjà pas mal.
Nous suivons nos héros récurrents, jusqu'à ce moment de suspense intense qui coupe et fait frétiller, à fin chapitre. Une force dans la narration. On ne peut décrocher. Chaque partie de l'histoire est terriblement attrayante et pleine. Que ce soit la nouvelle mission de Rocvecs et Moravecs, le parcours de Achille, fils de Pélée (euh ?) et de la déesse Thétis, avec sur son dos l'Amazone Penthésilée, la trahison des dieux qui veulent faire joujou, ou l'invasion tentaculaire de Sétébos…Le contenu varié ne manque pas, ce qui est un point positif pour venir à bout de ce mille feuilles.
« Cela veut dire, jeune humain nommé Harman, que Sétébos est une goule. Notre ami aux mains multiples se repaît des résidus de la peur et de la douleur, de l'énergie noire de la terreur soudaine et des reliefs nourrissants de la mort subite. Le sol de votre monde – comme il en va de tous les mondes abritant des être doués de conscience mais férus de guerre – regorge de ces souvenirs de terreur, une énergie fossile et dormante qui est tout ce qui reste d'une ère à jamais perdue » (Prospéro)
La mini-bio en début de l'édition Pocket dixit : « En 1982, Dan Simmons fait des débuts très remarqués en littérature. Fasciné par le mal et la souffrance, il est souvent présenté comme un spécialiste de la terreur. ». Avec Sétébos et Caliban, il semble ne pas y avoir de doutes. Ici, dans ‘Olympos', non, nous ne rigolons plus vraiment. Chacun lutte pour la vie et la mort : la détruire ou la sauvegarder. A l'exemple des habitants au domaine d'Artis et des Voynix, si paisibles et inoffensifs, il y a encore 6 mois…
Je garde de très bons souvenirs de ce livre. Certains passages et idées me resteront longtemps en mémoire, comme la scène de sexe de Zeus (cet exemple pour la technique commerciale) ou le passage dans la chambre de l'Eiffelbahn, la rencontre avec Nyx, le changement de Daeman ou encore l'éclosion de l'œuf… Chacun prend ce qui le touche, chacun trouvera sa serrure. On ne peut pas passer à côté de ce chef-d'oeuvre. Ce livre, comme le précédent, est un monument d'imaginaires. Il ouvre des portes dans notre conscience qui ne se refermeront pas. Une expérience que je vous encourage réellement à vivre.
La quatrième partie clôture : un mélange d'accompli et de tristesse. Le troisième tome sera inaccessible.
Ce second opus n'en reste pas moins un très grand roman de science-fiction. Ce qui faisait la force du premier tome fait ici défaut, et inversement. Peut-être que nous pouvons considérer que, maintenant, les liens défaits avec l'Original, s'ouvre une multitude de possibilités pour l'auteur. Un sentiment de liberté à triturer dans tous les sens. La charpente de l'édifice est désormais stable, un peu moins par son contenu et encore moins dans l'intrigue. C'est l'explosion, c'est la guerre, la débandade et la survie interplanétaire.
Deux tomes que j'ai trouvé très différents, mais complémentaires dans le contenu et la continuité.
Contrairement au premier tome, il n'est plus question de sauter de point de vue en point en vue à chaque chapitre. La gymnastique, façon grand écart, n'est plus…bon, ok…seulement jusqu'à mi-livre, ce qui n'est déjà pas mal.
Nous suivons nos héros récurrents, jusqu'à ce moment de suspense intense qui coupe et fait frétiller, à fin chapitre. Une force dans la narration. On ne peut décrocher. Chaque partie de l'histoire est terriblement attrayante et pleine. Que ce soit la nouvelle mission de Rocvecs et Moravecs, le parcours de Achille, fils de Pélée (euh ?) et de la déesse Thétis, avec sur son dos l'Amazone Penthésilée, la trahison des dieux qui veulent faire joujou, ou l'invasion tentaculaire de Sétébos…Le contenu varié ne manque pas, ce qui est un point positif pour venir à bout de ce mille feuilles.
« Cela veut dire, jeune humain nommé Harman, que Sétébos est une goule. Notre ami aux mains multiples se repaît des résidus de la peur et de la douleur, de l'énergie noire de la terreur soudaine et des reliefs nourrissants de la mort subite. Le sol de votre monde – comme il en va de tous les mondes abritant des être doués de conscience mais férus de guerre – regorge de ces souvenirs de terreur, une énergie fossile et dormante qui est tout ce qui reste d'une ère à jamais perdue » (Prospéro)
La mini-bio en début de l'édition Pocket dixit : « En 1982, Dan Simmons fait des débuts très remarqués en littérature. Fasciné par le mal et la souffrance, il est souvent présenté comme un spécialiste de la terreur. ». Avec Sétébos et Caliban, il semble ne pas y avoir de doutes. Ici, dans ‘Olympos', non, nous ne rigolons plus vraiment. Chacun lutte pour la vie et la mort : la détruire ou la sauvegarder. A l'exemple des habitants au domaine d'Artis et des Voynix, si paisibles et inoffensifs, il y a encore 6 mois…
Je garde de très bons souvenirs de ce livre. Certains passages et idées me resteront longtemps en mémoire, comme la scène de sexe de Zeus (cet exemple pour la technique commerciale) ou le passage dans la chambre de l'Eiffelbahn, la rencontre avec Nyx, le changement de Daeman ou encore l'éclosion de l'œuf… Chacun prend ce qui le touche, chacun trouvera sa serrure. On ne peut pas passer à côté de ce chef-d'oeuvre. Ce livre, comme le précédent, est un monument d'imaginaires. Il ouvre des portes dans notre conscience qui ne se refermeront pas. Une expérience que je vous encourage réellement à vivre.
La quatrième partie clôture : un mélange d'accompli et de tristesse. Le troisième tome sera inaccessible.
[Anne A.]









