Papercuts, le webzine qui tranche
Icamole, village perdu au fin fond du Mexique… La sécheresse règne et assomme
les hommes, les femmes, les enfants, les animaux, les plantes… la population
survit tant bien que mal grâce à la charrette du « livreur d'eau », Melquisedec.
Icamole, village perdu au fin fond du Mexique… Pas d'eau, mais une bibliothèque. Une bibliothèque, création du gouvernement, et tenue par Lucio qui lui, ne souffre pas de la soif… Dans sa bibliothèque déserte, Lucio s'abreuve de la lecture des centaines de romans que lui a envoyés le gouvernement, croyant ainsi œuvrer à l'éducation de cette population reculée…
Remigio, le fils de Lucio, ne souffre pas de la soif non plus… Car lui a un puits, le seul puits de la région à être encore en eau…
Alors lorsqu'au lieu de plonger dans l'eau rafraîchissante, le seau qu'il fait tomber au fond du puits, heurte une masse plus ou moins molle, et que cette masse s'avère être le cadavre d'une petite fille, Remigio sent le ciel lui tomber sur la tête : qui croira en l'innocence du propriétaire du puits si celui-ci vient à ébruiter sa macabre découverte ?
Le seul recours de Remigio est alors de faire appel à son père.
Mais celui-ci ne vit que par ses livres, et projette constamment les fictions qu'il y découvre au fil de ses lectures, dans la réalité qu'il vit tous les jours.
Ainsi, chaque évènement réel trouve son pendant dans les lectures de Lucio.
La mort de la jeune fille, la nécessité de cacher son cadavre, la volonté de désigner un coupable ne feront pas exception, et c'est le vieux bibliothécaire qui tirera toutes les ficelles de cette histoire en cherchant refuge dans les livres qu'il a aimés. C'est en effet au travers de ses lectures que Lucio, mêlant ainsi fiction et réalité, tentera de mener l'enquête, de dénouer l'écheveau, avec plus ou moins de réussite.
En découle un roman extrêmement poétique, à la fois mystérieux et fascinant, interrogeant habilement le lecteur sur les rapports entre fiction et réalité et sur les interpénétrations que l'on peut observer entre la littérature et la vie.
Très recommandé pour les amateurs de littérature sud-américaine.
Icamole, village perdu au fin fond du Mexique… Pas d'eau, mais une bibliothèque. Une bibliothèque, création du gouvernement, et tenue par Lucio qui lui, ne souffre pas de la soif… Dans sa bibliothèque déserte, Lucio s'abreuve de la lecture des centaines de romans que lui a envoyés le gouvernement, croyant ainsi œuvrer à l'éducation de cette population reculée…
Remigio, le fils de Lucio, ne souffre pas de la soif non plus… Car lui a un puits, le seul puits de la région à être encore en eau…
Alors lorsqu'au lieu de plonger dans l'eau rafraîchissante, le seau qu'il fait tomber au fond du puits, heurte une masse plus ou moins molle, et que cette masse s'avère être le cadavre d'une petite fille, Remigio sent le ciel lui tomber sur la tête : qui croira en l'innocence du propriétaire du puits si celui-ci vient à ébruiter sa macabre découverte ?
Le seul recours de Remigio est alors de faire appel à son père.
Mais celui-ci ne vit que par ses livres, et projette constamment les fictions qu'il y découvre au fil de ses lectures, dans la réalité qu'il vit tous les jours.
Ainsi, chaque évènement réel trouve son pendant dans les lectures de Lucio.
La mort de la jeune fille, la nécessité de cacher son cadavre, la volonté de désigner un coupable ne feront pas exception, et c'est le vieux bibliothécaire qui tirera toutes les ficelles de cette histoire en cherchant refuge dans les livres qu'il a aimés. C'est en effet au travers de ses lectures que Lucio, mêlant ainsi fiction et réalité, tentera de mener l'enquête, de dénouer l'écheveau, avec plus ou moins de réussite.
En découle un roman extrêmement poétique, à la fois mystérieux et fascinant, interrogeant habilement le lecteur sur les rapports entre fiction et réalité et sur les interpénétrations que l'on peut observer entre la littérature et la vie.
Très recommandé pour les amateurs de littérature sud-américaine.
[Nepenthes]









