Papercuts, le webzine qui tranche
Le couple est une instance fragile et grandement ébranlable lorsque l'un des
deux découvre vraiment qui est l'autre. Eun Hee-Kyung nous propulse dans cinq
nouvelles qui traitent de manière différente de cette problématique. Et, bien
souvent, l'issue reste la même : la fuite dans la rupture (réelle ou imaginée).
‘Les Boîtes de ma femme' est le premier ouvrage traduit en français de cette Coréenne. Autre culture, autre littérature. Dans une Séoul moderne, le travail éreintant et l'alcool vont souvent de paire et l'eldorado se trouve au Canada. Ces hommes et ces femmes rêvent d'un ailleurs mais se retrouvent pourtant à vivre ensemble avec des motivations très diverses. Presque chaque nouvelle décrit la femme vue à travers les yeux d'un autre (souvent son mari ou amant). Cependant, et c'est là le point fort des textes, il n'y a aucun larmoiement de la part de l'auteur, les faits décrits sont concrets, rendus de manière détachée. Les émotions viennent du lecteur et de son interprétation, des échos qu'il trouve en lui. Cette manière très franche d'écrire impose le respect car il atteint pleinement son objectif.
De plus, les personnages principaux n'ont presque jamais de nom, ce qui permet à tout un chacun de s'identifier aux protagonistes. Paradoxalement, la froideur de l'écriture et la non-nomination des gens instaurent un rapprochement, une intimité, entre le lecteur et l'histoire.
La dernière nouvelle, ‘Yeonmi et Youmi', montre tout le talent d'Eun Hee-Kyung. On se focalise sur une jeune fille, alors qu'en fin de compte, les révélations porteront sur une autre personne mais par le biais de la première ! Par contre, ‘Les beaux amants' propose un récit peut-être moins prenant et plus fade. Quoi qu'il en soit, découvrir cette écrivaine coréenne a été une excellente surprise.
‘Les Boîtes de ma femme' est le premier ouvrage traduit en français de cette Coréenne. Autre culture, autre littérature. Dans une Séoul moderne, le travail éreintant et l'alcool vont souvent de paire et l'eldorado se trouve au Canada. Ces hommes et ces femmes rêvent d'un ailleurs mais se retrouvent pourtant à vivre ensemble avec des motivations très diverses. Presque chaque nouvelle décrit la femme vue à travers les yeux d'un autre (souvent son mari ou amant). Cependant, et c'est là le point fort des textes, il n'y a aucun larmoiement de la part de l'auteur, les faits décrits sont concrets, rendus de manière détachée. Les émotions viennent du lecteur et de son interprétation, des échos qu'il trouve en lui. Cette manière très franche d'écrire impose le respect car il atteint pleinement son objectif.
De plus, les personnages principaux n'ont presque jamais de nom, ce qui permet à tout un chacun de s'identifier aux protagonistes. Paradoxalement, la froideur de l'écriture et la non-nomination des gens instaurent un rapprochement, une intimité, entre le lecteur et l'histoire.
La dernière nouvelle, ‘Yeonmi et Youmi', montre tout le talent d'Eun Hee-Kyung. On se focalise sur une jeune fille, alors qu'en fin de compte, les révélations porteront sur une autre personne mais par le biais de la première ! Par contre, ‘Les beaux amants' propose un récit peut-être moins prenant et plus fade. Quoi qu'il en soit, découvrir cette écrivaine coréenne a été une excellente surprise.
[Oxana]









