Papercuts, le webzine qui tranche
Collection : DoAdo Noir
Les quatrièmes E du collège Paul Eluard partent en voyage linguistique. L'Espagne en ligne de mire, le car rempli d'une quarantaine de personnes traverse la France, l'aube ne va pas tarder. Elias, Najib, Laure, Romain, Nina et les autres discutent ou dorment c'est selon. Le calme plat. Quand soudain le bus fait une embardée, les pneus éclatent, le bus se précipite vers la pente, la descente est infernale. Peu de survivants, une douzaine peut-être, un carnage. A peine ont-ils le temps de se remettre debout qu'un coup de feu retentit, trois énergumènes les prennent en chasse…
Guillaume Guéraud nous a habitués à ses phrases chocs, ses mots nerveux et concis, à la froideur du quotidien ('Je mourrai pas gibier', 'Le contour de toutes les peurs'). Il nous a habitués au lendemain sans espoir. Dans ce roman tout y est, puissance 10. Passionné de cinéma, il nous écrit là un vrai film d'horreur, toujours plus sombre, plus fou surtout, la folie sans espoir des films les plus durs. Et quand les mots de Guéraud s'attaquent à l'horreur vous pouvez trembler, refermer le livre, le ranger, vous n'y échapperez pas.
Dans sa dédicace l'auteur annonce la couleur, rendant hommage aux génies du genre et à leurs personnages. C'est dit : ça va saigner !
Du sang, il y en a, de l'espoir, toujours, chaque pas on espère, on se dit « non pas lui ! » et pourtant si, Guillaume n'a pas de pitié pour ses personnages.
« Je mentirais si je ne pensais pas déjà m'être amusé à raconter n'importe quoi juste pour les faire marrer. » Le préambule emprunté au groupe Déportivo résume l'intention de l'auteur, tout est dit. La musique du groupe ponctue d'ailleurs le roman de ses notes nerveuses. Chaque chapitre est clos par des notes, un extrait de carnet de liaison, un article de journal, une rédaction, un bulletin de notes… comme autant de pièces à conviction pour comprendre le monde qui devient fou autour de nous, une ancre dans cette marée de tumulte sanglant.
L'écriture tranchante sous tout rapport de l'auteur fait mouche, le cœur tressaute, ça prend à la gorge sans autre but que de secouer, de divertir par le gore. Paroxysme d'une série de romans sur la violence, 'Déroute Sauvage' vous prend au tripes et ne vous lâche plus ; court, incisif, une œuvre coup de poing. Tout est dit, âmes sensibles s'abstenir, ce roman est d'une violence rare, vous ne verrez plus les voyages scolaires comme avant, ni les bus, ni les Pyrénées d'ailleurs.
Les quatrièmes E du collège Paul Eluard partent en voyage linguistique. L'Espagne en ligne de mire, le car rempli d'une quarantaine de personnes traverse la France, l'aube ne va pas tarder. Elias, Najib, Laure, Romain, Nina et les autres discutent ou dorment c'est selon. Le calme plat. Quand soudain le bus fait une embardée, les pneus éclatent, le bus se précipite vers la pente, la descente est infernale. Peu de survivants, une douzaine peut-être, un carnage. A peine ont-ils le temps de se remettre debout qu'un coup de feu retentit, trois énergumènes les prennent en chasse…
Guillaume Guéraud nous a habitués à ses phrases chocs, ses mots nerveux et concis, à la froideur du quotidien ('Je mourrai pas gibier', 'Le contour de toutes les peurs'). Il nous a habitués au lendemain sans espoir. Dans ce roman tout y est, puissance 10. Passionné de cinéma, il nous écrit là un vrai film d'horreur, toujours plus sombre, plus fou surtout, la folie sans espoir des films les plus durs. Et quand les mots de Guéraud s'attaquent à l'horreur vous pouvez trembler, refermer le livre, le ranger, vous n'y échapperez pas.
Dans sa dédicace l'auteur annonce la couleur, rendant hommage aux génies du genre et à leurs personnages. C'est dit : ça va saigner !
Du sang, il y en a, de l'espoir, toujours, chaque pas on espère, on se dit « non pas lui ! » et pourtant si, Guillaume n'a pas de pitié pour ses personnages.
« Je mentirais si je ne pensais pas déjà m'être amusé à raconter n'importe quoi juste pour les faire marrer. » Le préambule emprunté au groupe Déportivo résume l'intention de l'auteur, tout est dit. La musique du groupe ponctue d'ailleurs le roman de ses notes nerveuses. Chaque chapitre est clos par des notes, un extrait de carnet de liaison, un article de journal, une rédaction, un bulletin de notes… comme autant de pièces à conviction pour comprendre le monde qui devient fou autour de nous, une ancre dans cette marée de tumulte sanglant.
L'écriture tranchante sous tout rapport de l'auteur fait mouche, le cœur tressaute, ça prend à la gorge sans autre but que de secouer, de divertir par le gore. Paroxysme d'une série de romans sur la violence, 'Déroute Sauvage' vous prend au tripes et ne vous lâche plus ; court, incisif, une œuvre coup de poing. Tout est dit, âmes sensibles s'abstenir, ce roman est d'une violence rare, vous ne verrez plus les voyages scolaires comme avant, ni les bus, ni les Pyrénées d'ailleurs.
[Zieph]









