Papercuts, le webzine qui tranche
Qui était François Villon, le poète le plus célèbre du Moyen-âge ?
Comment a-t-il pu écrire les textes qu'il nous a laissés dans une époque
surtout marquée par l'amour courtois et les chansons de geste ? C'est à
ces questions que s'attaque Jean Teulé, couchant sur papier la vie de
ce ménestrel peu ordinaire sous la forme d'un roman haletant.
Tout d'abord, comme son titre l'indique, ce roman conte la vie de François Villon, par la bouche de François Villon, depuis sa naissance le jour où Jeanne d'Arc fut brûlée vive jusqu'à son bannissement de Paris et sa disparition.
Impressionnant de réalisme et de crudité, ce témoignage, car l'on pourrait presque le considérer comme tel, nous entraîne sur les pas du poète et nous fait vivre son existence tumultueuse, sa longue déchéance et son parcours dans les bas-fonds de la capitale et de France.
Cette vie qui s'étale au fil des pages est entrecoupée de ballades et de rondeaux, de l'œuvre du poète, d'abord sous la forme de dialogue, puis en version originale en vieux français, ce qui ajoute un cachet certain au texte, tout en nous plongeant un peu plus au coeur de l'action et de la France médiévale.
Tous les sentiments humains (ou presque) défilent à mesure que tournent les pages. De l'admiration devant le génie de François Villon on passe à la haine la plus noire face aux actes qu'il commet, le dégoût supplante l'hilarité que provoquent ses mille facéties. Au sortir de la guerre de cent ans il ne faisait pas bon vivre. François Villon faisait plus que survivre, il se jouait de tout et de tous. Et cela, Jean Teulé le fait ressortir magnifiquement, suscitant chez le lecteur ce foisonnement d'émotions et de réactions, ne laissant aucunement indifférent.
Poète de la misère, rimeur des gueux, Baudelaire du XVème siècle, François Villon créait du beau à partir du laid et du vulgaire. Jean Teulé nous le restitue ici dans toute sa splendeur, dans toute sa folie. Un chef-d'œuvre, à l'image du modèle.
Tout d'abord, comme son titre l'indique, ce roman conte la vie de François Villon, par la bouche de François Villon, depuis sa naissance le jour où Jeanne d'Arc fut brûlée vive jusqu'à son bannissement de Paris et sa disparition.
Impressionnant de réalisme et de crudité, ce témoignage, car l'on pourrait presque le considérer comme tel, nous entraîne sur les pas du poète et nous fait vivre son existence tumultueuse, sa longue déchéance et son parcours dans les bas-fonds de la capitale et de France.
Cette vie qui s'étale au fil des pages est entrecoupée de ballades et de rondeaux, de l'œuvre du poète, d'abord sous la forme de dialogue, puis en version originale en vieux français, ce qui ajoute un cachet certain au texte, tout en nous plongeant un peu plus au coeur de l'action et de la France médiévale.
Tous les sentiments humains (ou presque) défilent à mesure que tournent les pages. De l'admiration devant le génie de François Villon on passe à la haine la plus noire face aux actes qu'il commet, le dégoût supplante l'hilarité que provoquent ses mille facéties. Au sortir de la guerre de cent ans il ne faisait pas bon vivre. François Villon faisait plus que survivre, il se jouait de tout et de tous. Et cela, Jean Teulé le fait ressortir magnifiquement, suscitant chez le lecteur ce foisonnement d'émotions et de réactions, ne laissant aucunement indifférent.
Poète de la misère, rimeur des gueux, Baudelaire du XVème siècle, François Villon créait du beau à partir du laid et du vulgaire. Jean Teulé nous le restitue ici dans toute sa splendeur, dans toute sa folie. Un chef-d'œuvre, à l'image du modèle.
[Loïc L.]









