Papercuts, le webzine qui tranche
Le quatrième de couverture nous dit :
"Je pèse lourd. Des tonnes. Alliage écrasant de lard et d'espoirs défaits, je bute sur chaque pierre du chemin. Je tombe et me relève, et tombe encore. Je pèse lourd, ancré au sol, écrasé de pesanteur. Atlas aberrant, je traîne le monde derrière moi. Je pèse lourd. Pire qu'un cheval de trait. Pire qu'un char d'assaut.
Je pèse lourd et pourtant, parfois, je vole."
Blast résonne comme une déflagration !
Manu Larcenet met en scène un certain Grasse carcasse alias Polza Mancini impressionnant de par sa corpulence. Le voici en garde à vue pour "avoir fait beaucoup de mal" à une dénommée Carole. Il tente de faire entendre aux deux flics qui l'interrogent qu'ils vont devoir écouter son histoire jusqu'au bout. "Si vous voulez comprendre… Il faut que vous passiez par où je suis passé." Il raconte donc sa vie, les différents moments clés de sa vie et surtout le blast : "Un craquement d'abord dans ma tête… Exactement le même son insupportable d'un os qui se casse… Puis c'était comme si un trou s'était ouvert au sommet de mon crâne… J'étais aspiré au-dehors… J'étais suspendu… Entre terre et ciel, j'étais mis au monde une seconde fois…" Imaginez ces quelques phrases fragmentées en plusieurs cases d'où apparaît la couleur !
Cela n'engage que moi, mais Larcenet réussit avec Blast à réunir tous ses savoirs-faire : sensibilité, émotion, humour, violence et douceur portés notamment par le choix du noir et blanc. Blast est aussi plus osé : le trait est parfois gras, minimaliste mais témoignant toujours de la tension qui s'en dégage.
'Grasse carcasse' est le premier volet d'une série qui doit en compter cinq ! Alors si vous ne vous l'êtes pas déjà procuré ou que vous hésitez encore, courez les yeux fermés et le cœur ouvert chez votre libraire chéri !
"Je pèse lourd. Des tonnes. Alliage écrasant de lard et d'espoirs défaits, je bute sur chaque pierre du chemin. Je tombe et me relève, et tombe encore. Je pèse lourd, ancré au sol, écrasé de pesanteur. Atlas aberrant, je traîne le monde derrière moi. Je pèse lourd. Pire qu'un cheval de trait. Pire qu'un char d'assaut.
Je pèse lourd et pourtant, parfois, je vole."
Blast résonne comme une déflagration !
Manu Larcenet met en scène un certain Grasse carcasse alias Polza Mancini impressionnant de par sa corpulence. Le voici en garde à vue pour "avoir fait beaucoup de mal" à une dénommée Carole. Il tente de faire entendre aux deux flics qui l'interrogent qu'ils vont devoir écouter son histoire jusqu'au bout. "Si vous voulez comprendre… Il faut que vous passiez par où je suis passé." Il raconte donc sa vie, les différents moments clés de sa vie et surtout le blast : "Un craquement d'abord dans ma tête… Exactement le même son insupportable d'un os qui se casse… Puis c'était comme si un trou s'était ouvert au sommet de mon crâne… J'étais aspiré au-dehors… J'étais suspendu… Entre terre et ciel, j'étais mis au monde une seconde fois…" Imaginez ces quelques phrases fragmentées en plusieurs cases d'où apparaît la couleur !
Cela n'engage que moi, mais Larcenet réussit avec Blast à réunir tous ses savoirs-faire : sensibilité, émotion, humour, violence et douceur portés notamment par le choix du noir et blanc. Blast est aussi plus osé : le trait est parfois gras, minimaliste mais témoignant toujours de la tension qui s'en dégage.
'Grasse carcasse' est le premier volet d'une série qui doit en compter cinq ! Alors si vous ne vous l'êtes pas déjà procuré ou que vous hésitez encore, courez les yeux fermés et le cœur ouvert chez votre libraire chéri !
[MeI]









