Papercuts, le webzine qui tranche
On ne connaît pas grand chose du commercial. Il vend des brouettes. Son
élève l'appelle Maître. Il fume (beaucoup) et boit (trop). C'est en
quelques phrases la seule présentation que le lecteur aura avec le
commercial de Morvandiau. Ca suffira. Pas besoin d'en savoir plus. Le
commerce c'est avant-tout un état d'esprit – a way of life. Et ça, le
commercial l'a bien compris, c'est même ce qu'il cherche à apprendre à
son disciple à grands coups de vers et de verres à suivre son (mauvais)
exemple.
Morvandiau signe ici un ouvrage plein de cynisme sur les techniques commerciales et in extenso notre monde moderne. En douze épisodes, on y voit la chute d'un commercial qui n'était déjà plus très haut. Alcoolique, à côté de la plaque, homophobe, machiste, poète raté, égocentrique, violent et ravagé par les années, le commercial n'a de cesse de parler de la vie en bon philosophe de comptoir.
Cette histoire de losers pourrait presque en devenir tragique en deuxième lecture tellement les personnages sonnent vrais sous les traits de Morvandiau. Définitivement 'Mémoires d'un commercial' est une critique acerbe de notre société capitaliste qui broye sans remords les plus faibles sur l'autel du dieu fric.
Morvandiau signe ici un ouvrage plein de cynisme sur les techniques commerciales et in extenso notre monde moderne. En douze épisodes, on y voit la chute d'un commercial qui n'était déjà plus très haut. Alcoolique, à côté de la plaque, homophobe, machiste, poète raté, égocentrique, violent et ravagé par les années, le commercial n'a de cesse de parler de la vie en bon philosophe de comptoir.
Cette histoire de losers pourrait presque en devenir tragique en deuxième lecture tellement les personnages sonnent vrais sous les traits de Morvandiau. Définitivement 'Mémoires d'un commercial' est une critique acerbe de notre société capitaliste qui broye sans remords les plus faibles sur l'autel du dieu fric.
[Eric H.] Envoyez un message









