Papercuts, le webzine qui tranche
Quelle véritable délectation de découvrir ce premier livre de Shalom Auslander ! Quelle provocation d'oser écrire un texte aussi humoristiquement décadent envers la religion ; la sienne, le judaïsme orthodoxe. Car l'auteur est en effet le protagoniste de sa propre histoire.
Dès les premiers mots, le sujet est posé : Shalom est terrorisé par Dieu et sa femme, Orli, est enceinte (la femme de Shalom, pas celle de Dieu !). Quel lien entre les deux ? Eh bien, Shalom est persuadé que le futur bébé ne pourra naître correctement ou que sa femme sera bientôt tuée par la main de Dieu qui se venge des offenses que Shalom a pu commettre et commet encore. A savoir : non respect du Shabbat, ne pas manger cachère ou se plonger dans des magazines pornographiques, entre autres. Oui, parce que Dieu aime jouer avec les hommes comme un chat avec une souris.
En partant du postulat que Dieu vous fera payer d'une manière ou d'une autre toute règle que vous aurez enfreinte, Shalom défie le Tout-Puissant tout en ayant juste après une crise de paranoïa quant aux conséquences de ses actes. Mais comme rien ne s'est abattu sur lui jusqu'à présent malgré ses nombreuses frasques, Shalom imagine les scénarios macabres que Dieu va lui réserver. C'était sans compter sur la fourberie de ce dernier puisqu'Orli attend un garçon et que l'angoisse de Shalom se décuple face à la terrible question : faut-il le circoncire ?
L'apanage des grands écrivains est de réussir à amener le lecteur à une réflexion personnelle et ‘La lamentation du prépuce' répond parfaitement à cette attente ; derrière les rires qu'il provoque au fil des pages, c'est autant de questionnements qui émergent sur la religion (bien sûr), l'éducation, le conditionnement. A n'en pas douter, ce livre a été une partie de thérapie pour son auteur. Ce n'est assurément qu'avec un recul certain qu'il a pu voir le jour.
Un livre à ne pas coincer parmi d'autres dans le mur des Lamentations, mais à lire d'urgence ! Délicieusement hérétique.
Dès les premiers mots, le sujet est posé : Shalom est terrorisé par Dieu et sa femme, Orli, est enceinte (la femme de Shalom, pas celle de Dieu !). Quel lien entre les deux ? Eh bien, Shalom est persuadé que le futur bébé ne pourra naître correctement ou que sa femme sera bientôt tuée par la main de Dieu qui se venge des offenses que Shalom a pu commettre et commet encore. A savoir : non respect du Shabbat, ne pas manger cachère ou se plonger dans des magazines pornographiques, entre autres. Oui, parce que Dieu aime jouer avec les hommes comme un chat avec une souris.
En partant du postulat que Dieu vous fera payer d'une manière ou d'une autre toute règle que vous aurez enfreinte, Shalom défie le Tout-Puissant tout en ayant juste après une crise de paranoïa quant aux conséquences de ses actes. Mais comme rien ne s'est abattu sur lui jusqu'à présent malgré ses nombreuses frasques, Shalom imagine les scénarios macabres que Dieu va lui réserver. C'était sans compter sur la fourberie de ce dernier puisqu'Orli attend un garçon et que l'angoisse de Shalom se décuple face à la terrible question : faut-il le circoncire ?
L'apanage des grands écrivains est de réussir à amener le lecteur à une réflexion personnelle et ‘La lamentation du prépuce' répond parfaitement à cette attente ; derrière les rires qu'il provoque au fil des pages, c'est autant de questionnements qui émergent sur la religion (bien sûr), l'éducation, le conditionnement. A n'en pas douter, ce livre a été une partie de thérapie pour son auteur. Ce n'est assurément qu'avec un recul certain qu'il a pu voir le jour.
Un livre à ne pas coincer parmi d'autres dans le mur des Lamentations, mais à lire d'urgence ! Délicieusement hérétique.
[Oxana]









