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C'est dans une Maroquinerie ultra bondée que je débarque pour le début de la prestation hallucinée de Piano Chat. Comment vous expliquer ? Marceau Boré (c'est son vrai nom) est ce qu'on appelle un « One Man Band ». Seul avec sa guitare, son sampler et sa batterie, ce musicien réussi à créer une musique arty assez cohérente. C'est influencé par le rock indé noisy ricain le plus sale, il n'y a aucun doute, mais au fil de ce court concert, on en redemanderait presque. On se penchera un peu plus sérieusement sur cet artiste quand le premier album sortira. A suivre de près en tout cas...

Directement et presque sans temps mort, arrive l'hallucinant (c'est bien peu de le dire) Un Poquito Senor. Soi disant Péruvien, ce type arrive pour ce qu'on appellera une « performance ». Performance est le bon terme car pendant ce petit quart d'heure, nous avons le droit, en vrac, à : de la « air guitare », des reprises débiles de chansons françaises (Téléphone etc...), un mini spectacle de marionnettes/chaussettes et au final de la « mort » du Senior. Le pire dans tout ça, c'est que c'est hilarant. Mais on appellera quand même cela un OVNI. J'vois pas d'autre terme.

Et enfin, pour finir cette soirée « spéciale », arrive enfin Boogers qui entame son set avec « Anywhere » en traversant la salle avec un système de batterie/micro bricolé assez marrant. La première impression est quand même de se dire que ce type ne sait pas chanter. Et bien oui, Boogers n'est pas un grand performer, mais ses qualités se situent ailleurs. C'est dans cette originalité un peu dingue qui font que des titres complètement improbables pourraient devenir des tubes (le très, très bon « I lost my lung ») que la richesse de ce musicien atypique fait mouche. Produit de son époque s'adressant à une génération qu'on peut encore qualifier de « X » (je parle bien de nous les trentenaires), Boogers est totalement en raccord avec les années 2010. Son humour, sa fraicheur et surtout son talent font que Chacha (son autre pseudo) pourrait devenir incontournable dans les années à venir. Une sorte de Beck Frenchy qui aurait décidé d'innover constamment. Pas mal pour un début...

Pour en revenir rapidement au concert, tout l'album « As clean as possible » y est passé pour le plus grand bonheur d'un public conquis. Et la soirée se clôtura trop rapidement. Un bon signe. Allez, à plus...

Pour ne pas changer une formule qui gagne, vous trouverez des photos de Boogers, Piano Chat et peut être même un ou deux clichés de Un poquito Senor sur le myspace de papercuts, rubrique photos ( http://www.myspace.com/papercutswebzine ).


[Nico]

www.myspace.com/musicboogers

Booger / Piano Chat / Un Poquito Senor - La Maroquinerie

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