Papercuts, le webzine qui tranche
On m'avait présenté Chairlift comme un groupe de pop hybride et psyché
originaire de Brooklyn, auteur notamment du morceau ‘Bruises' rendu célèbre par
la publicité pour l'Ipod de Apple. Je m'attendais donc à découvrir sur scène les
cousins de MGMT avec un univers pop un peu plus appuyé. Cela aurait été trop
simple !
Le trio New-Yorkais Chairlift, télésiège en français, croise effectivement de nombreux univers musicaux au fil des morceaux. Les mélanges d'influences sont d'ailleurs aussi variés qu'improbables, de Feist à The Cure aux Pink Floyd ou à MGMT. Mais le tout a si bien été digéré, remixé et réinterprété que le résultat ne ressemble à rien de déjà existant. L'atmosphère qui s'en dégage est à la fois folk et synthétique, crade, kitsch et psychédélique.
J'ai aimé les rythmiques agressives, les mélodies emportées et planantes, les arrangements chiadés, travaillés à l'extrême. Les hypnotiques ‘Somewhere around here' et ‘Territory' ont tout pour faire fondre tous les amoureux du rock progressif et planant des années 70. Les nappes synthétiques de ‘Earwing Town' ont forcément séduit les nostalgiques des années 80. ‘Evident Ustensil' et ‘Bruises' sont quant à eux de véritables tubes, terriblement efficaces, dansants et énergiques.
La voix de Caroline Polachek, grave et profonde, colle parfaitement à cet univers lunaire et atypique, même si ses envolées lyriques étaient parfois à la limite du surjoué (et donc du supportable…), notamment sur ‘Make your mind up'.
Au final, un très bon moment et une jolie découverte. Petite déception tout de même, un concert très court de 40 minutes, qui m'a laissé trop peu de temps pour me sentir véritablement happée par l'univers de ce groupe qui fera sans conteste parler de lui à l'avenir.
Le trio New-Yorkais Chairlift, télésiège en français, croise effectivement de nombreux univers musicaux au fil des morceaux. Les mélanges d'influences sont d'ailleurs aussi variés qu'improbables, de Feist à The Cure aux Pink Floyd ou à MGMT. Mais le tout a si bien été digéré, remixé et réinterprété que le résultat ne ressemble à rien de déjà existant. L'atmosphère qui s'en dégage est à la fois folk et synthétique, crade, kitsch et psychédélique.
J'ai aimé les rythmiques agressives, les mélodies emportées et planantes, les arrangements chiadés, travaillés à l'extrême. Les hypnotiques ‘Somewhere around here' et ‘Territory' ont tout pour faire fondre tous les amoureux du rock progressif et planant des années 70. Les nappes synthétiques de ‘Earwing Town' ont forcément séduit les nostalgiques des années 80. ‘Evident Ustensil' et ‘Bruises' sont quant à eux de véritables tubes, terriblement efficaces, dansants et énergiques.
La voix de Caroline Polachek, grave et profonde, colle parfaitement à cet univers lunaire et atypique, même si ses envolées lyriques étaient parfois à la limite du surjoué (et donc du supportable…), notamment sur ‘Make your mind up'.
Au final, un très bon moment et une jolie découverte. Petite déception tout de même, un concert très court de 40 minutes, qui m'a laissé trop peu de temps pour me sentir véritablement happée par l'univers de ce groupe qui fera sans conteste parler de lui à l'avenir.
[Cécile N.]









