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« Live exceptionnel – musicien / images ». L’affiche semblait alléchante : premier concert depuis 10 ans, le son de DJ Cam sur le travail photographique de DJ Cam, accompagné par Laurent Robin, batteur connu notamment pour son travail avec  Quincy Jones, Guru's Jazzmatazz ou Ray Charles, et enfin salle de concert sympathique.

 

En arrivant au Café de la Danse, on aurait pu s’attendre à une affluence record mais la réalité sera beaucoup plus intimiste. Lippie a la charge d’ouvrir la soirée. On s’interrogera tout de même sur le choix de programmation, la folk bancale et bricolée de la demoiselle peinant à chauffer la salle et à immerger le public dans le voyage annoncé. A l’écoute de l’accent, on n’a pas encore décollé de France. Dommage car ce point peut vite focaliser l’auditeur au point de n’entendre plus que cela malgré des arrangements sympathiques.

 

Quand DJ Cam arrive sur scène pour prendre le micro et saluer la foule, on sent que la soirée va être placée sous le signe de la convivialité. Nous sommes ici entre amis. Clairsemés certes, mais attentifs. Exigeants sans doute. Premier bémol, le travail photographique « Architectural Landscape » est presenté sous la forme d’un vulgaire diaporama. On aura même l’occasion de le voir défiler plusieurs fois au cours de la soirée. Si certaines photos ont du caché – on pense notamment au noir et blanc – une bonne majorité ne présentent pas un intérêt fou et ne semblent pas associées avec justesse à la musique. Quand on voit ce que certains sont capables de produire en lights, VJaying ou autres, ce soir là on est vraiment retombé quelques années en arrière, nostalgie en moins.

 

La musique elle, regroupe l’essentiel des grands hits de DJ Cam enchaînés. Contrairement à ce qu’on aurait pu penser et espérer, Laurent Robin ne remplace pas les beats mais joue en accompagnement, semble t-il improvisé la plupart du temps. Mais vu qu’on l’entendait à peine, on restera sur la réserve. Avoir un batteur de cette trempe et le laisser meubler, c’est un peu comme avoir une Ferrari et ne s’en servir que pour aller chercher le pain.

 

Finalement, le voyage n’a pas eu lieu. Pas de décollage. Pas de trip. Juste un concert sans doute pas assez préparé. Une faute note pour DJ Cam qui s’est montré sous un jour décevant. Pas catastrophique, juste banal. Conclusion : le flacon a également son rôle pour atteindre l’ivresse.

[Eric H.]

www.inflamable.com

www.myspace.com/lippiemusic

DJ Cam + Lippie - Café de la Danse

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