Papercuts, le webzine qui tranche
Affiche alléchante ce soir au Divan du Monde malgré une ouverture des portes un peu tôt dans la soirée. La belle salle se remplit tranquillement mais permet tout de même aux angevins d’Idem de jouer devant un beau parterre de gens. Il faut dire que le groupe a pas mal fait parler de lui depuis la sortie de son nouvel album – à juste titre – et il ne serait pas étonnant qu’outre les familiers du combo, certaines personnes soient venues voir comment cet OVNI pu se défendre sur scène. La réponse est évidente : la claque fut à la hauteur des espérances. Dix ans dans les pattes, une perpétuelle mutation et un véritable investissement scénique ont forgé Idem et lui ont fait de la scène une seconde peau. Première date isolée, les conditions n’étaient pas optimale mais le groupe s’en est sorti à merveille pour un set malheureusement trop court. Idem nous a envoyé du bon gros son bien épais et aiguisé notamment au niveau des basses et infra-basses et une set-list véritablement accrocheuse. Dès que l’occasion se présentera, on replongera avec délice dans cet univers de delays, de contre-temps, d’ombres et de lumières et de basses vibrantes sous l’hypnose gestuelle et vocale de Pitch.
Forcément quand Picore est monté sur scène le public était chauffé au fer blanc. Malheureusement la prestation et le style assez hermétique du groupe en ont décontenancé plus d’un, désertant au fil du temps la fosse pour aller fumer dehors. Intéressant mais encore trop brouillon et répétitif, le groupe mériterait d’affiner encore son approche musicale pour pouvoir adresser correctement son message qui, même s’il n’est pas dépourvu d’intérêt, est trop hermétique dans la version actuelle.
Suite à son album, Aucan nourrissait pas mal d’espoir. C’était même palpable dans la salle. L’attente fut à la hauteur de la déception. Son brouillon, morceaux bâclés, présence scénique pauvre, … A se demander si Aucan ne fait partie de ces groupes de studio incapable d’atteindre le même niveau sur scène que sur support. Quoiqu’il en soit leur prestation fit pale figure comparée à la première partie de soirée. Laissons-leur tout de même le bénéfice du doute pour le moment.
Conclusion chronologique de la soirée : une confirmation et deux interrogations.
[Eric H.] Envoyez un message









