Papercuts, le webzine qui tranche
Allez voir un concert à la Laiterie cʼest toujours un plaisir. Non quʼelle soit dotée dʼune
acoustique exceptionnelle (dʼautant plus lorsqu'on la compare au Zénith dont nous disposons
désormais) ; mais cʼest une vrai salle de concert : conviviale, authentique. bref pas un hall
de gare ... (non je nʼai visé aucun lieu ...) Alors, imaginez lʼimpatience pour allez voir Keziah Jones dans un lieu intimiste comme celui-là, et je nʼétais pas le seul ... concert sold-out.
Une fois les tickets de bière achetés, le breuvage récupéré, le vestiaire déposé et
lʼouvreuse embrassée, on se dirige vers la salle pour la première partie : Krystle Warren.
La songwriteuse a quand même lʼhonneur de partager lʼaffiche avec le maestro pour
plusieurs dates en France. Si lʼécoute des premiers morceaux de son premier album (à
paraître en février 2009) ne vous a pas convaincu, je peux aisément le comprendre.
Toutefois, sur scène, la chanteuse dégage à la fois un charisme brut et une sensibilité
touchante. Lʼarrangement à une seule guitare rend les morceaux plus profonds, plus intimes.
L'entracte passé, les clopes fumées, et non je nʼai pas réembrassé lʼouvreuse, il
faut jouer des coudes pour retrouver sa place au chaud et attendre lʼarrivée du maître des
lieux. Juste le temps dʼanalyser la configuration de la scène, et voilà les deux musiciens
qui déboulent, suivi de près, canne à la main et démarche chaloupée, par Keziah Jones. Et cʼest partie pour une heure et demi de funk blues soul ; bref dʼun
mélange qui a fait sa notoriété.
Première partie du spectacle, instant promo, après
tout il est aussi là pour ca. Cʼest donc habillé dʼune tenue qui ne va quʼà lui (ensemblejaune orange surmonté du chapeau assorti) quʼil nous livre quelques morceau de son dernier album "Norvegian woods". Non quʼils fassent preuve dʼune originalité par rapport au style déjà bien établi de Keziah Jones, ces derniers morceaux confirment leur efficacité en live.
Avant d'entamer la deuxième partie du show, le maestro se livre à un exercice solo.
Ainsi commence la communication, qui ne cessera quʼà la fin, avec le public. Petite phraseen français, réminiscence de sa période musicien de rue (quʼau final il ne cesse d'être).La deuxième partie à ravi les moins puristes (que je suis) puisquʼil nous a livré unpot pourri de ses meilleurs titres. La chaleur envahit la salle et lʼartiste se livre même a un léger strip-tease qui aura, je suppose, conquis lʼassemblée féminine.
Le showman excelle dans son art, les morceaux sont dʼune pure efficacité. Le voir sur scène est une expérience étonnante aussi bien visuelle que sonore. Avant dʼentamer le rappel, la troupe se livre même à une petite séance de dédicaces. Seul bémol : terminer par le trop attendu "Rythm is love..."
[Mich]









