Papercuts, le webzine qui tranche
Deux groupes diamétralement opposés dans leur jeu, bien qu'issu dela même écurie (Pelican et These arms are Snakes sont en effet toutdeux signés sur Hydrahead Records, le label du frontman d'Isis). Deuxambiances totalement différentes ont donc été proposées au public assezdiversifié de la Maroquinerie.
These arms are snakes, très en jambes, groovy, 70's un brin psychérock, évolue dans la même veine que Blood Brothers, les cris en moins,la maturité en plus. Leur son recherché conjugué à un set ultravitaminé sembla rassembler d'avantage le public parisien que la têted'affiche elle-même.
Malgré un auditoire peu réceptif, ou du moins peu communicatif, Pelicana tout de même offert un très grand moment, ou tous les ingrédientsétaient réunis : salle comble, proximité, simplicité, maîtrised'exécution, précision incroyable, son et lumière irréprochables.Pelican, souriant, ouvrit le feu avec deux titres issus de City OfEchoes … s'en suivit un silence quasi absolu rompu sporadiquement pardes applaudissements polis … S'enchaînèrent ensuite des titres puisés àla fois de « The fire in our throat will bekon the taw » et de « Cityof Echoes ». « Drought », puissant et massif, tiré d'Australasia,constitua à n'en pas douter le point d'orgue de la soirée, transformantl'atmosphère planante et arpégée du set en véritable calotte de plomb.
On regrettera la mine perplexe, voir attristée, affichée par lesmembres du groupe, sans doute rassurés quand à la réception de leurmusique de part le rappel demandé avec une certaine assistance.
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