Papercuts, le webzine qui tranche
1=0, dont le nom défie à lui seul une ancestrale logique cartésienne, sème le trouble.
A l'image d' (Exp)érience dont la filiation en ligne directe se révèle
être une évidence à l'écoute de ‘2008' le titre ouvrant leur opus
‘Sec'.
1=0 scande ses mots sur une musique aussi primaire qu'électrique, tel le tribun cherchant à haranguer les foules.
A l'origine composé d'un duo secondé par une boîte à rythme et autre pédale sampler, les deux fondateurs décideront d'évoluer vers une formation de groupe plus classique, alors rejoints par un membre de Encre, un autre de Nolderise puis au final par Julien Besse, bassiste de Lab°.
La musique de 1=0 est brute et sans concessions et va faire grincer plus d'une dent.
Le groupe parle fort et parle cru, certainement à l'image du monde qu'ils semblent tenter de nous peindre. Le « hic », puisqu'il y'en a un c'est qu'en l'absence totale de message, certains textes tombent en chute libre dans la caricature. Les mots acerbes du groupe finissent par frôler le ridicule et par sombrer dans le vulgaire.
A l'image du titre ‘Sergueï' qui par une non subtile accumulation de vulgarité stérile, donne furieusement envie de passer au titre suivant.
Pourtant 1=0 est souvent entêtant, parfois exultant et les compositions musicales sont pour la plupart efficaces et nerveuses. C'est là que 1=0 sème le trouble, sur un album très court, presque agressif, ils risquent très rapidement de provoquer l'overdose de leur auditoire et de faire ressurgir deux ou trois réactions allergiques.
Car oui, si ‘Sec' porte en son sein quelque petit brulots rock'n rollesques de bonnes factures et une adaptation d'un morceau de Chokebore plutôt réussie. 1=0 creuse aussi un énorme fossé entre la qualité de la forme et celle du fond.
Et comme souvent lorsque les fossés sont trop grands, ici on n'a pas trop envie de tenter le coup, de peur d'y chuter sans ne pouvoir sans remettre. Comme quoi la finesse et la nuance, ça peut avoir du bon parfois aussi…
1=0 scande ses mots sur une musique aussi primaire qu'électrique, tel le tribun cherchant à haranguer les foules.
A l'origine composé d'un duo secondé par une boîte à rythme et autre pédale sampler, les deux fondateurs décideront d'évoluer vers une formation de groupe plus classique, alors rejoints par un membre de Encre, un autre de Nolderise puis au final par Julien Besse, bassiste de Lab°.
La musique de 1=0 est brute et sans concessions et va faire grincer plus d'une dent.
Le groupe parle fort et parle cru, certainement à l'image du monde qu'ils semblent tenter de nous peindre. Le « hic », puisqu'il y'en a un c'est qu'en l'absence totale de message, certains textes tombent en chute libre dans la caricature. Les mots acerbes du groupe finissent par frôler le ridicule et par sombrer dans le vulgaire.
A l'image du titre ‘Sergueï' qui par une non subtile accumulation de vulgarité stérile, donne furieusement envie de passer au titre suivant.
Pourtant 1=0 est souvent entêtant, parfois exultant et les compositions musicales sont pour la plupart efficaces et nerveuses. C'est là que 1=0 sème le trouble, sur un album très court, presque agressif, ils risquent très rapidement de provoquer l'overdose de leur auditoire et de faire ressurgir deux ou trois réactions allergiques.
Car oui, si ‘Sec' porte en son sein quelque petit brulots rock'n rollesques de bonnes factures et une adaptation d'un morceau de Chokebore plutôt réussie. 1=0 creuse aussi un énorme fossé entre la qualité de la forme et celle du fond.
Et comme souvent lorsque les fossés sont trop grands, ici on n'a pas trop envie de tenter le coup, de peur d'y chuter sans ne pouvoir sans remettre. Comme quoi la finesse et la nuance, ça peut avoir du bon parfois aussi…
[Seba]









