Papercuts, le webzine qui tranche
Troisième production pour les heavy-métalleux canadiens avec ce «
Fire up the blades » jusqu'au-boutiste : meilleure production (Joey
Jordison en l'occurrence), une voix plus haut perchée, des riffs encore
plus rapides, une double grosse caisse omniprésente, un album plus
long, une pochette encore plus moche, en gros un heavy-metal ultra-daté
mais gonflé d'hormones. Résultat réussi ?
En partie oui, si l'on adhère un temps soit peu à la voix de castrat
d'un des deux chanteurs, résultat d'une copulation barbare entre King
Diamond, Rob Halford et une bouteille de bourbon frelaté. Une fois cet
écueil franchi, il est aisé d'headbanguer comme un dératé sur des
titres comme « Goatriders horde » ou « Night marauders », chansons
aussi efficaces (musicalement s'entend) que pouvaient l'être «
Wykydtron » ou « Destroy the orcs » sur leur précédente offrande. Ce
dernier terme est le meilleur synonyme de disque dans le cadre de Three
Inches Of Blood tant leurs compositions puent l'hommage (qui a dit
copie ?) aux grands groupes de heavy (Judas Priest bille en tête) des
années 1980.
En partie non, car cet album est beaucoup trop long et on décroche assez aisément à partir du sixième titre … aucun répit, du blast incessant, une voix criarde horripilante à force, une impression d'overdose s'emparant assez rapidement de vous et de vos malheureuses esgourdes.
Que faire alors ? Vous choisissez quelques chansons, les mettez sur
votre i-pod et choisissez le mode random. Vous serez forcément ravis de
vous défouler à un moment ou un autre sur l'un de leurs treize titres
(pratiquement tous identiques, à l'instar d'un Black Dahlia Murder dans
un registre différent) après un morceau doom d'une vingtaine de minutes.
Ou alors vous entendez de les voir live, mais pas sûr que ça passe dans nos contrées de sitôt.
[Meule]









