Papercuts, le webzine qui tranche
Les apparences peuvent êtres trompeuses : 49 Swimming Pools n’est pas un groupe anglo-saxon. Outre le nom du combo et le titre des morceaux qui pourraient porter à confusion, on sent dans la pop du groupe un charme british savoureux mixé à des influences plus larges empêchant de la sorte d’enfermer l’album dans la catégorie « pâle copie de … ». Ca fleure bon le Pulp, le Divine Comedy, le Voluntary Butler Scheme mais aussi les Beatles et un je-ne-sais-quoi-sparklehorsien très à propos.
Les apparences peuvent être trompeuses : 49 Swimming Pools n’est certainement pas constitué de novices. Le groupe s’est déjà illustré dans le passé avec son précédent opus ‘Triumphs and Disasters, Rewards And Fairytales’ mais également avec les autres projets de ses membres. Citons non exhaustivement Chelsea, La Guardia ou Melville. Mais ce n’est pas tout, Emmanuel Tellier (chant, guitare) est également rédacteur en chef de Telerama.fr et Fabien Tessier (batterie) est producteur. Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, ‘The Violent Life And Death Of Tim Lester Zimbo’ sort sur ELAP, leur propre label.
Les apparences peuvent être trompeuses : 49 Swimming Pools n’est pas un groupe de parachutés comme pourrait l’être un Lulu Gainsbourg cherchant vainement et médiocrement à vivre artistiquement dans le costume de son regretté père. Nos lurons savent écrire de vraies chansons imparables – osons les appeler « tubes » - juxtaposées à des moments plus intimistes. Une première partie plus pop-rock et la seconde aux arrangements jouant la corde (sensible) de violons. Secouez et vous obtenez un album produit aux petits oignons.
Les apparences peuvent être trompeuses : double album biographique narrant la chute d’un personnage imaginaire, Tim Lester Zimbo, accompagné d’une série de six clips/singles et écrit par des ténors de la scène : on pourrait vite crier à l’anarque ou au concept intellectuel imbuvable qui se prend (trop) au sérieux. Hé bien non, décidemment le quatuor ne nous donnera pas l’occasion de les détester, juste un album sincère, pas grande gueule, et bien construit. Ca tombe bien, c’est bien là tout ce dont on avait envie.
[Eric H.] Envoyez un message









