Papercuts, le webzine qui tranche
Aaron Stout, nous offre son premier album (qui est en fait une réédition), Queens Live In Caskets est un disque résolument folk, aux accents country héritant en cela d'un Cash ou d'un Dylan.
Stout, signe un opus intimiste où il se livre à nous comme pour obtenir l'absolution.
Les mélodies sont à la fois épurées et intelligentes, des mélodies folk
classiques aux arrangements parfois quasi expérimentaux, un mini moog,
des sons lourds et éparses, qui nous enveloppent pour mieux nous perdre
dans les méandres d'une atmosphère pesante et pourtant si légère.
Il chante toujours à la limite du murmure comme pour étouffer une émotion trop longtemps retenue.
‘The coronation ‘ le morceau qui ouvre l'album sonne presque comme un Flotation Toy Warning, avec des arrangements bien plus épurées mais pourtant tout aussi intense, puis s'égrainent aux fil du disque des perles folk, quasi lo fi, des morceaux entre la prière et la confession, ‘ Space station', nous plonge dans un vécu sordide « I can't help but take, some of the blame. Cause I've been here all night drinking and you are in a coma again », avec pourtant la grâce et la pudeur d'un homme profondément meurtri. ‘First song for Jaclyn » est un titre purement country, un de ceux que l'on chante prés du feu, avec son harmonica en poche. Puis ‘Story of my life' conclut l'album sur une mélodie électro minimaliste, telle une conclusion à contre pied, le dernier chapitre d'une biographie sonore, que l'on aurait aimé voire durer.
Queens Live In Caskets est un album magique et surprenant, une sincérité qui nous rappelle à la mémoire de Elliot Smith. Sans doute quelque part entre les Neville Brothers, Okkervil River et Hermann Düne, Aaron Stout est un artiste rare, à ne pas lâcher des yeux.[Seba]









