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Bon, tout le monde connait The Dresden Dolls, le duo arty-punk-cabaret le plus mainstream de Boston. Après un live, un premier opus éponyme absolument remarquable et une redite malheureusement tiédasse, « Yes Virginia », Amanda Palmer (piano, voix) décide de lâcher le maquillage de Pierrot et ses bas rayés pour emprunter une voix plus pop.
Et qu'obtient-on lorsque une moitié de Dresden Dolls emprunte une voix plus pop ? Réponse : un album de pop aux relents de Dresden Dolls, correct ! A sa décharge, il est évident qu'il est difficile de penser à autre chose tant son timbre de voix est particulier. C'est d'ailleurs là tout l'intérêt de cet album solo : les mélodies sont simples et évidentes et les arrangements convenus, si l'on omet les explosifs « Leeds united » et « Guitar hero » (avec East Bay Ray, le guitariste culte des Dead Kennedys, SVP !) et le surprenant « Strenght through music ». Exit les performances de Brian Viglione (batteur patenté du duo sus cité), et place à la gimauve adolescente et égotique de dame Palmer.
Car le plus agaçant au final avec cet album solo, est que l'on était en droit d'attendre un album à contre-courant, un rien provocateur, un tantinet innovant, un minimum expérimental, à la rigueur alternatif, et en tout cas personnel. Bref, c'est ce fameux « album de la maturité » que l'on attendait ! Or « Who killed Amanda Palmer” n'est qu'une teenage-sound track de plus, avec certes ce je ne sais quoi d'irrésistible dans la voix.
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