Papercuts, le webzine qui tranche
Dernier volet de la tétralogie de nos compères flamands, MASS IIII
porte encore une fois bien son nom. D'ailleurs la recette n'a pas
changé d'un potard depuis le sombre et écorché MASS III. Le quintette
donne toujours dans le sludge-core écorché mâtiné de doom lancinant et
de screamo éprouvant.
Eprouvant, c'est le terme !
7 titres pour 50 minutes de douleur sonore, tant les atmosphères sont glauques et les riffs acérés. Sans être explosive, la batterie nous piétine inexorablement, et cette voix de goule asthmatique, bon sang ! Cette voix écorchée au possible, presque toujours à la limite du point de rupture, sans laquelle Amen Ran ne serait qu'une resucée des Neurosis ou des Cult of Luna les plus sombres, bref cette voix qui fait tout, ne peut être qu'adorée ou détestée.
Cependant on ne peut s'empêcher de regretter l'attachement de bons nombres de formations post-core aux éternels poncifs de ce dernier. Rappelez-vous que ce sous genre fut à l'origine une avant-garde, une sorte de laboratoire musical ou d'inquiétants laborantins maigres et tatoués manipulaient délays, distorsions et sous-accordages ! Si les temps – que voulez vous - ont transformés ces tentatives de désenclavement du Metal en gimmicks condamnés à se caricaturer eux-mêmes, alors sans doute serait il bon de prier Ra de nous donner de nouveaux prophètes.
Eprouvant, c'est le terme !
7 titres pour 50 minutes de douleur sonore, tant les atmosphères sont glauques et les riffs acérés. Sans être explosive, la batterie nous piétine inexorablement, et cette voix de goule asthmatique, bon sang ! Cette voix écorchée au possible, presque toujours à la limite du point de rupture, sans laquelle Amen Ran ne serait qu'une resucée des Neurosis ou des Cult of Luna les plus sombres, bref cette voix qui fait tout, ne peut être qu'adorée ou détestée.
Cependant on ne peut s'empêcher de regretter l'attachement de bons nombres de formations post-core aux éternels poncifs de ce dernier. Rappelez-vous que ce sous genre fut à l'origine une avant-garde, une sorte de laboratoire musical ou d'inquiétants laborantins maigres et tatoués manipulaient délays, distorsions et sous-accordages ! Si les temps – que voulez vous - ont transformés ces tentatives de désenclavement du Metal en gimmicks condamnés à se caricaturer eux-mêmes, alors sans doute serait il bon de prier Ra de nous donner de nouveaux prophètes.
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