Papercuts, le webzine qui tranche
Voici un power trio bordelais qui porte des T-shirt noirs, des lunettes carrées,
la barbe de trois jours et boit de la bière entre deux prises de son... C'est ce
que nous apprend la vidéo du making- of de l'enregistrement, mais qui ne figure
pas sur le CD, alors passons, d'autant qu'il s'agit d'un matériau négligeable
et qui risquerait de faire passer Appollonia pour un groupe de jeunes
prétentieux.
Enregistré du coté de Poitiers au Studio 4, Blank Solstice, le second opus du groupe sus-nommé nous propose 8 titres d'excellente facture. Post core assurément, émo par ci, screamo par là, pop parfois, intelligent de bout en bout. Les guitares sont abrasives, le(s) chant(s) écorché(s), les structures bien pensées et les riffs franchement accrocheurs. En revanche, la basse pêche par trop de proximité avec les lignes de guitares, et la batterie ne jouit pas d'une prise de son optimum. C'est là un euphémisme, car on en vient parfois à se demander si elle n'a pas été enregistrée au fond d'un garage, tant les toms et la caisse claire ne ressortent pas.
Que l'on se rassure, l'album reste tout à fait écoutable, pour peu que les tièdes daignent franchir l'épreuve de l'artwork, très éloigné des clichés picturaux du genre. Pas question ici d'arbre mort au milieu d'un champ en friche sous un ciel crépusculaire, ou d'étendues marines menaçantes, mais d'un patchwork bigarré de couleurs primaires sur fond de photos naïves... On croirait presque un album de house french touch...
Au final, pour jouer au jeu des comparaisons hâtives et des ressemblances réductrices, Blank Solstice est une très belle promesse à ranger entre Amen Ra, Impure Wilhelmina, et Cave In. Gageons que le troisième album sera aussi brillant sur le plan des idées, et que la production sera de meilleure facture.
Enregistré du coté de Poitiers au Studio 4, Blank Solstice, le second opus du groupe sus-nommé nous propose 8 titres d'excellente facture. Post core assurément, émo par ci, screamo par là, pop parfois, intelligent de bout en bout. Les guitares sont abrasives, le(s) chant(s) écorché(s), les structures bien pensées et les riffs franchement accrocheurs. En revanche, la basse pêche par trop de proximité avec les lignes de guitares, et la batterie ne jouit pas d'une prise de son optimum. C'est là un euphémisme, car on en vient parfois à se demander si elle n'a pas été enregistrée au fond d'un garage, tant les toms et la caisse claire ne ressortent pas.
Que l'on se rassure, l'album reste tout à fait écoutable, pour peu que les tièdes daignent franchir l'épreuve de l'artwork, très éloigné des clichés picturaux du genre. Pas question ici d'arbre mort au milieu d'un champ en friche sous un ciel crépusculaire, ou d'étendues marines menaçantes, mais d'un patchwork bigarré de couleurs primaires sur fond de photos naïves... On croirait presque un album de house french touch...
Au final, pour jouer au jeu des comparaisons hâtives et des ressemblances réductrices, Blank Solstice est une très belle promesse à ranger entre Amen Ra, Impure Wilhelmina, et Cave In. Gageons que le troisième album sera aussi brillant sur le plan des idées, et que la production sera de meilleure facture.
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