Papercuts, le webzine qui tranche
Ils ont un nom digne des groupes US de Hxc tough guy mais viennent du
hip hop hexagonal. Ils donnent dans le post rock à tendance cinématique,
mais exposent en tant que photographes. As The Stars Fall est un trio
qui sévissait autrefois sous le nom de Medeline , évoluant aux côtés de
pointures telles que Booba, Soprano, ou la Fonky Family. Avec ce 'Tempus
Fugit', nos lascars abandonnent le Rap au profit d'une musique bien
plus sensible et contemplative.
Si l'influence de leurs début n'a pas totalement disparue, comme en témoigne 'Some Tears Can Never Dry', ou les beats et atmosphères que ne renierait pas DJ Crush ('I Gave You A Choice'), on s'étonnera de penser à Mogwai, ou au très noir 'Slow Riot For New Zero Kanada' de Godspeed You Black Emperor (pour les discussions posées en intro de morceau, et l'impression de malaise qui s'en dégage). Malgré l'incartade électro de 'Revolt', le son de As The Stars Fall est dans son ensemble bien plus minimaliste, plus intimiste, que les monstres cités plus haut, et respire l'honnêteté.
'Tempus Fugit' aurait pu figurer au générique de quelque roadmovie désespéré entrepris par je ne sais quel héros sombre et désabusé. Cette qualité possède son inconvénient : à trop sonner BO de film, 'Tempus Fugit' peinera à sortir du lot. Mais soyons patients, et parions que le second album d'As The Stars Fall sera aussi gros que le 'Mister Beast' de Mogwai.
Le trio en est tout à fait capable, mais pour ce faire, il devra trouver mieux à nous servir que les claviers patauds, guitares aux arpèges simplistes post rock, accords basiques, nappes synthétiques trop prévisibles, et autres samples cinématographiques convenus, proposés sur ce premier opus.
On pourra aussi être légitimement surpris de retrouver As The Stars Fall en Dj Set à l'Hotel Kube lors des 'Brunch Arty'. 'Tempus Fugit' n'est peut être pas l'album le plus recommandé pour bien démarrer sa journée... Et puis ça fait un peu poseur non ?
Si l'influence de leurs début n'a pas totalement disparue, comme en témoigne 'Some Tears Can Never Dry', ou les beats et atmosphères que ne renierait pas DJ Crush ('I Gave You A Choice'), on s'étonnera de penser à Mogwai, ou au très noir 'Slow Riot For New Zero Kanada' de Godspeed You Black Emperor (pour les discussions posées en intro de morceau, et l'impression de malaise qui s'en dégage). Malgré l'incartade électro de 'Revolt', le son de As The Stars Fall est dans son ensemble bien plus minimaliste, plus intimiste, que les monstres cités plus haut, et respire l'honnêteté.
'Tempus Fugit' aurait pu figurer au générique de quelque roadmovie désespéré entrepris par je ne sais quel héros sombre et désabusé. Cette qualité possède son inconvénient : à trop sonner BO de film, 'Tempus Fugit' peinera à sortir du lot. Mais soyons patients, et parions que le second album d'As The Stars Fall sera aussi gros que le 'Mister Beast' de Mogwai.
Le trio en est tout à fait capable, mais pour ce faire, il devra trouver mieux à nous servir que les claviers patauds, guitares aux arpèges simplistes post rock, accords basiques, nappes synthétiques trop prévisibles, et autres samples cinématographiques convenus, proposés sur ce premier opus.
On pourra aussi être légitimement surpris de retrouver As The Stars Fall en Dj Set à l'Hotel Kube lors des 'Brunch Arty'. 'Tempus Fugit' n'est peut être pas l'album le plus recommandé pour bien démarrer sa journée... Et puis ça fait un peu poseur non ?
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