Papercuts, le webzine qui tranche
Une première démo autoproduite en 2001, suivie de deux split CD en 2004,
puis un premier LP en 2007, auquel succède enfin en juin 2010 ce 'Hail
The Sick Ones'. Voilà pour le pédigrée. Même si on était passé à côté du
'Harsh Means Of Answer Against Compromise' d'il y a trois ans, on se
doute en regardant l'art work un rien cliché de ce dernier opus
(flingues, xanax et pornographie), que le quartette normand ne fait pas
dans le mambo.
'Hail The Sick Ones' se veut d'une noirceur absolue, brutal et sans appel. Dix ans après leur première exaction, As We Bleed maitrise sa partition, pour formelle qu'elle est. La voix, bien que linéaire, est intense, la batterie fait montre d'une relative richesse de jeu, et la basse (rarement mise en avant dans le genre) permet à la guitare (un poil trop en avant) de se tailler la part belle. Malgré tout, ces deux lascars gagneraient surement à différencier leurs lignes et travailler les harmonies.
Après une intro pataude que n'aurait pas renié Cradle Of Filth, des influences plus honorables se font sentir. Arkangel pour la voix et le mix HxC black metal des guitares, Walls Of Jericho, Marduck, et Converge, par ce que quoi qu'on en dise, tout coreux qui se respecte rêve en secret de faire aussi bien que la bande à Ballou. Mais malgré une efficacité indéniable et une sincérité évidente, 'Hail The Sick Ones' peine à surprendre, voir agace tant certains riffs semblent avoir été puisés sans la moindre vergogne chez ses ainés (c'est particulièrement flagrant avec 'Beholders Of The Great Emptiness', pompé chez Converge).
Alors oui, As We Bleed est brutal, oui 'Hail The Sick Ones' est sombre, promesse tenue, mais quelque chose manque pour faire de l'opus une pépite digne de ce nom. La faute à quoi ? Allez savoir ! Uniformité ? Prévisibilité ? Ou est ce le sentiment d'avoir affaire à un album convenu, et pire, composé pour un seul instrument ? Dommage, vraiment.
'Hail The Sick Ones' se veut d'une noirceur absolue, brutal et sans appel. Dix ans après leur première exaction, As We Bleed maitrise sa partition, pour formelle qu'elle est. La voix, bien que linéaire, est intense, la batterie fait montre d'une relative richesse de jeu, et la basse (rarement mise en avant dans le genre) permet à la guitare (un poil trop en avant) de se tailler la part belle. Malgré tout, ces deux lascars gagneraient surement à différencier leurs lignes et travailler les harmonies.
Après une intro pataude que n'aurait pas renié Cradle Of Filth, des influences plus honorables se font sentir. Arkangel pour la voix et le mix HxC black metal des guitares, Walls Of Jericho, Marduck, et Converge, par ce que quoi qu'on en dise, tout coreux qui se respecte rêve en secret de faire aussi bien que la bande à Ballou. Mais malgré une efficacité indéniable et une sincérité évidente, 'Hail The Sick Ones' peine à surprendre, voir agace tant certains riffs semblent avoir été puisés sans la moindre vergogne chez ses ainés (c'est particulièrement flagrant avec 'Beholders Of The Great Emptiness', pompé chez Converge).
Alors oui, As We Bleed est brutal, oui 'Hail The Sick Ones' est sombre, promesse tenue, mais quelque chose manque pour faire de l'opus une pépite digne de ce nom. La faute à quoi ? Allez savoir ! Uniformité ? Prévisibilité ? Ou est ce le sentiment d'avoir affaire à un album convenu, et pire, composé pour un seul instrument ? Dommage, vraiment.
[Antoine] Envoyez un message









