Papercuts, le webzine qui tranche
J'avoue, j'ai commencé l'écoute de cet album avec un certain a priori.
Je me disais : encore une chanteuse à la voix rauque qui donne dans la
pop-soul-ethnique. On avait eu Ayo, Corinne Bailey Rae, elles-mêmes un
peu redites de Tracy Chapman, je m'attendais à une redite de plus, sans
grand intérêt.
Et puis j'ai changé d'avis en écoutant le premier morceau de cet album, « Jailer ». Certes, les influences sont les mêmes, rien n'est réellement ré-inventé mais les mélodies et la voix sont belles, les paroles touchantes, engagées juste ce qu'il faut. L'album est riche, coloré, cohérent sans être ennuyeux. L'artiste s'est de plus entourée de collaborateurs particulièrement talentueux, tel le flûtiste Magic Malik, qui achèvent de donner à cet album une vraie touche d'originalité.
Asa mêle world-music, soul, pop et reggae, langue anglaise et Yoruba, dialecte du Niger, où elle a grandi. Ses racines africaines sont omniprésentes dans cet album qui oscille entre ballades romantiques, chansons biographiques, tableaux acides de la violence en Afrique et ailleurs, dénonciation de l'indifférence de l'homme notamment avec les titres « Fire on the Mountain » ou « Jailer », qui ne sont pas sans rappeler le « Talking about a Revolution » de Tracy Chapman.
L'artiste nous entraîne sans difficulté dans son univers. On passe d'une émotion à l'autre, de la gravité à la simplicité, de l'espoir à la révolte, toujours avec justesse, sans démesure. Ni légèreté, ni mélodrame.
Ce n'est certes pas la révélation de l'année et l'on ne peut pas parler ici de révolution musicale, mais le premier album d'ASA reste sans contexte un album de qualité, très agréable à écouter… et à réécouter.
Et puis j'ai changé d'avis en écoutant le premier morceau de cet album, « Jailer ». Certes, les influences sont les mêmes, rien n'est réellement ré-inventé mais les mélodies et la voix sont belles, les paroles touchantes, engagées juste ce qu'il faut. L'album est riche, coloré, cohérent sans être ennuyeux. L'artiste s'est de plus entourée de collaborateurs particulièrement talentueux, tel le flûtiste Magic Malik, qui achèvent de donner à cet album une vraie touche d'originalité.
Asa mêle world-music, soul, pop et reggae, langue anglaise et Yoruba, dialecte du Niger, où elle a grandi. Ses racines africaines sont omniprésentes dans cet album qui oscille entre ballades romantiques, chansons biographiques, tableaux acides de la violence en Afrique et ailleurs, dénonciation de l'indifférence de l'homme notamment avec les titres « Fire on the Mountain » ou « Jailer », qui ne sont pas sans rappeler le « Talking about a Revolution » de Tracy Chapman.
L'artiste nous entraîne sans difficulté dans son univers. On passe d'une émotion à l'autre, de la gravité à la simplicité, de l'espoir à la révolte, toujours avec justesse, sans démesure. Ni légèreté, ni mélodrame.
Ce n'est certes pas la révélation de l'année et l'on ne peut pas parler ici de révolution musicale, mais le premier album d'ASA reste sans contexte un album de qualité, très agréable à écouter… et à réécouter.
[Cécile N.]









