Papercuts, le webzine qui tranche
Dieu sait si j'aime l'Italie, avec ses clichés, sa campagne, son vin, ses ruines, son opéra et ses peintres de la Renaissance. Seul problème : ses groupes de rock ; loin de me laisser indifférent, ces derniers ont tendance à m'horripiler prodigieusement. Cependant, rejetant d'office tout déterminisme sclérosant, je m'appliquais tout de même lors des écoutes répétées du premier opus du quintette de Modène : « Red Square: We Come in Waves ».
Preuve que la recette ne fait pas tout, et qu'il y a encore de la place pour l'humain dans l'art : alors que bon nombre de formations mettent du core dans leur rock ou du post dans leur néo, At The Soundawn met tout ça… bout à bout. Résultat : un disque décousu ou le pire côtoie le meilleur. Ici une trouvaille post rock fait place à une pop merdouilleuse avec écho dans la voix, là une splendide montée digne d'un Godspeed You s'efface devant… une autre vague popeuse. Si les parties core sont assez réussies, les voix claires sont tout simplement ignobles, et font office de contre exemple absolu en matière de voix et de production intelligente.
Dommage, vraiment dommage, car derrière ces élans saint-sulpiciens dégoulinant de reverbe à fleu-fleur, sourd un potentiel « rock » non négligeable, malheureusement noyé dans trop de mauvais clichés post-rock / post core.
Preuve que la recette ne fait pas tout, et qu'il y a encore de la place pour l'humain dans l'art : alors que bon nombre de formations mettent du core dans leur rock ou du post dans leur néo, At The Soundawn met tout ça… bout à bout. Résultat : un disque décousu ou le pire côtoie le meilleur. Ici une trouvaille post rock fait place à une pop merdouilleuse avec écho dans la voix, là une splendide montée digne d'un Godspeed You s'efface devant… une autre vague popeuse. Si les parties core sont assez réussies, les voix claires sont tout simplement ignobles, et font office de contre exemple absolu en matière de voix et de production intelligente.
Dommage, vraiment dommage, car derrière ces élans saint-sulpiciens dégoulinant de reverbe à fleu-fleur, sourd un potentiel « rock » non négligeable, malheureusement noyé dans trop de mauvais clichés post-rock / post core.
[Antoine] Envoyez un message









