Papercuts, le webzine qui tranche
Soyons sincère : sans avoir jamais vraiment prêté attention à Atreyu,
j'avais une image plutôt négative du combo américain que je considérais
comme des opportunistes sans talent et sans âme, ayant pour seule
ambition de pondre une zik propre à réjouir tous les adolescents
boutonneux du pays de l'Oncle Sam. L'arrivée de "Lead Sails Paper
Anchor" entre mes mains aura donc été pour moi une mauvaise surprise
car j'allais être dans l'obligation de chroniquer un disque qui partait
avec plus que des handicaps et qui peinerait sûrement à grimper dans
l'échelle de ma considération. Jamais facile d'appréhender ce genre de
disque et d'en faire une chronique consensuelle sans dire avec des mots
durs tout le mal que l'on pense d'un groupe...
Bah oui mais comme on dit, y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis et Atreyu m'a plus qu'agréablement surpris au travers de ces 12 titres (dont un bonus track dans la version que je possède)...
De groupe pour teenagers américains, Atreyu en possède indéniablement l'étiquette avec ses titres formatés aux refrains magiques qui intègrent votre encéphale à la rapidité de l'éclair pour s'y déloger avec l'entrain d'un escargot. Efficacité, simplicité, Atreyu joue la carte du rock tendance metallique, abandonnant ses premières amours metalcore. Choix judicieux ou pas? Eh bien oui car après m'être renseigné sur le passé du groupe, force est de constater qu'après des débuts intéressants, leur musique n'avait plus rien de bien folichon et s'enlisait tristement dans ce qui a tué leur style originel. Certes on pourra reprocher à "Lead Sails Paper Anchor" d'être un album sans originalité, déjà entendu des tonnes de fois, et de critiquer Atreyu sur ce retournement de veste qui en fera déchanter plus d'un. Mais "Lead Sails Paper Anchor" possède cette magie qui fait que la mayonnaise prend étonnament bien et vous entraîne pendant 45 minutes sans vous ennuyer. Très proche du feeling de Papa Roach voire même d'Aerosmith période "Pump"/"Nine Lives" ("Honor" ou "No One Cares" pour le premier, "Lose It" et les énormes "Falling Down" ou "Blow" pour le second), Atreyu conserve quelques passages bien musclés qui témoignent d'un passé pas totalement gommé et bien leur en a pris car ces moments de rage insufflent une énorme dose d'énergie à un ensemble rondement mené ("Can't Happen Here" reste la chanson la plus rentre dedans de l'opus). Hormis des riffs béton, quelques solos viennent s'insérer dans la mouture avec maestria, et prouvent que niveau guitare, Jacobs et Miguel s'en sortent plutôt pas mal sans être non plus de grands virtuoses à la technicité débridée ennuyeuse ... Efficacité je vous dis!
Question voix, Varkatzas et Saller (également derrière les fûts) se partagent le micro avec Micknight (basse) et le rendu final est foncièrement intéressant: passant tour à tour de timbres proches de Steven Tyler ou Chris Cornell, la voix sait également se faire réellement agressive sans sonner carton, et l'addition des trois donnent des choeurs très punk rock limite ambiance de stade mais non dénués d'intérêt. Côté prod, c'est du ricain costaud donc pas besoin de trop s'étaler sur le sujet mais notons quelques arrangements bien sympas, comme ces quelques intrusions électro très à la mode mais qui, usées avec modération comme ici, ajoutent une couleur vraiment sympa sans tomber dans le cliché; ces traitements vocaux intéressants brisant la monotonie d'un album; ou encore les cuivres usés ici et là et qui ajoutent un feeling très rock'n'roll revigorant et entraînant.
"Lead Sails Paper Anchor" est donc une belle surprise et passe comme une bière fraîche en plein été, un rafraîchissement peut être pas vital mais qui fait du bien par où ça passe. Chaque titre est un vrai hit potentiel et le disque s'avère être un remède idéal pour retrouver la pêche sans se prendre la tête en ce rude début d'hiver. Ecouté et approuvé!
Bah oui mais comme on dit, y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis et Atreyu m'a plus qu'agréablement surpris au travers de ces 12 titres (dont un bonus track dans la version que je possède)...
De groupe pour teenagers américains, Atreyu en possède indéniablement l'étiquette avec ses titres formatés aux refrains magiques qui intègrent votre encéphale à la rapidité de l'éclair pour s'y déloger avec l'entrain d'un escargot. Efficacité, simplicité, Atreyu joue la carte du rock tendance metallique, abandonnant ses premières amours metalcore. Choix judicieux ou pas? Eh bien oui car après m'être renseigné sur le passé du groupe, force est de constater qu'après des débuts intéressants, leur musique n'avait plus rien de bien folichon et s'enlisait tristement dans ce qui a tué leur style originel. Certes on pourra reprocher à "Lead Sails Paper Anchor" d'être un album sans originalité, déjà entendu des tonnes de fois, et de critiquer Atreyu sur ce retournement de veste qui en fera déchanter plus d'un. Mais "Lead Sails Paper Anchor" possède cette magie qui fait que la mayonnaise prend étonnament bien et vous entraîne pendant 45 minutes sans vous ennuyer. Très proche du feeling de Papa Roach voire même d'Aerosmith période "Pump"/"Nine Lives" ("Honor" ou "No One Cares" pour le premier, "Lose It" et les énormes "Falling Down" ou "Blow" pour le second), Atreyu conserve quelques passages bien musclés qui témoignent d'un passé pas totalement gommé et bien leur en a pris car ces moments de rage insufflent une énorme dose d'énergie à un ensemble rondement mené ("Can't Happen Here" reste la chanson la plus rentre dedans de l'opus). Hormis des riffs béton, quelques solos viennent s'insérer dans la mouture avec maestria, et prouvent que niveau guitare, Jacobs et Miguel s'en sortent plutôt pas mal sans être non plus de grands virtuoses à la technicité débridée ennuyeuse ... Efficacité je vous dis!
Question voix, Varkatzas et Saller (également derrière les fûts) se partagent le micro avec Micknight (basse) et le rendu final est foncièrement intéressant: passant tour à tour de timbres proches de Steven Tyler ou Chris Cornell, la voix sait également se faire réellement agressive sans sonner carton, et l'addition des trois donnent des choeurs très punk rock limite ambiance de stade mais non dénués d'intérêt. Côté prod, c'est du ricain costaud donc pas besoin de trop s'étaler sur le sujet mais notons quelques arrangements bien sympas, comme ces quelques intrusions électro très à la mode mais qui, usées avec modération comme ici, ajoutent une couleur vraiment sympa sans tomber dans le cliché; ces traitements vocaux intéressants brisant la monotonie d'un album; ou encore les cuivres usés ici et là et qui ajoutent un feeling très rock'n'roll revigorant et entraînant.
"Lead Sails Paper Anchor" est donc une belle surprise et passe comme une bière fraîche en plein été, un rafraîchissement peut être pas vital mais qui fait du bien par où ça passe. Chaque titre est un vrai hit potentiel et le disque s'avère être un remède idéal pour retrouver la pêche sans se prendre la tête en ce rude début d'hiver. Ecouté et approuvé!
[Dam]









