Papercuts, le webzine qui tranche
Les yeux endormis cachés sous une lourde frange, Victoria Legrand
(nièce du compositeur) embaume de sa voix chaude et lointaine une
musique frugale et cajoleuse. Alex Scally l'accompagne de frêles
arpèges à la guitare, dessine la trame de sobres rythmes électroniques
enrichis de percussions diverses tandis que l'orgue de la demoiselle
ajoute une touche de vieux rose à l'ensemble.
La musique de Beach House est profondément nostalgique, leur esthétique (à en juger par leurs clips) facétieuse et d'un kitsch tranquille. Le ton était donné lors de la sortie d'un premier album éponyme et ‘ Devotion ', sorti en février, continue de proférer leur hymne avec lenteur et grâce.
Mystiques pour certains, définitivement oniriques pour tous, leurs ballades pop touchent la sensibilité. Curieux, pourtant. La poursuite des morceaux est homogène et accuse un franc détachement. Quelque chose de relatif au sommeil mais qui attire l'attention, surprend par sa différence. Léthargie sans vague, on retient cependant « You Came to Me », «Gila» et « Heart of Chambers » qui invitent à d'heureuses répétitions.
Le duo franco-américain mérite d'être connu pour cette singularité. On le compare volontiers à Mazzy Star et se laisse enlacer par sa douceur hypnotique.
La musique de Beach House est profondément nostalgique, leur esthétique (à en juger par leurs clips) facétieuse et d'un kitsch tranquille. Le ton était donné lors de la sortie d'un premier album éponyme et ‘ Devotion ', sorti en février, continue de proférer leur hymne avec lenteur et grâce.
Mystiques pour certains, définitivement oniriques pour tous, leurs ballades pop touchent la sensibilité. Curieux, pourtant. La poursuite des morceaux est homogène et accuse un franc détachement. Quelque chose de relatif au sommeil mais qui attire l'attention, surprend par sa différence. Léthargie sans vague, on retient cependant « You Came to Me », «Gila» et « Heart of Chambers » qui invitent à d'heureuses répétitions.
Le duo franco-américain mérite d'être connu pour cette singularité. On le compare volontiers à Mazzy Star et se laisse enlacer par sa douceur hypnotique.
[Clémence]









