Papercuts, le webzine qui tranche
Beat Assailant, le plus français des rappeurs américains, adopté il y a
3 ans après l'excellent Hard Twelve, revient et nous présente son
second opus. Ces deux dernières années passées sur la route ne laissent
pas de doute : Beat Assailant semble bien décidé à faire bouger les
foules. Moins jazzy et beaucoup plus dynamique, Imperial pressure (dont
chaque titre a été enregistré en une seule prise) semble être taillé
pour la scène. Incontestablement réussi, Imperial pressure me laisse
néanmoins perplexe.
Le problème avec Imperial Pressure, c'est qu'on en fait parfois trop : les choristes (beaucoup trop présentes sur les refrains) associées à la batterie, les cuivres et autres effets, me font dire qu'à vouloir trop en faire, Beat Assailant a noyé son talent dans une production surfaite. Le morceau Better Than Us (en featuring avec JRF de Stuck in the Soundest) est pour moi le meilleur exemple. Ce sont finalement les morceaux les plus dépouillés qui sont les plus appréciables : The Good News qui ouvre l'album, Payback au groove efficace, 4080 Part 1 un peu court mais tellement bon, Didn't Call jazzy à souhait et le puissant BA's Back, sont de très bons morceaux qui font logiquement le trait d'union avec le passé (...). Même Be Still, titre clairement rock qui conclut l'album, ne fait pas tâche.
En somme, Imperial Pressure, en plus de souffrir de l'inévitable comparaison avec son petit frère Hard Twelve, manque de retenue et de finesse, mais souffre surtout d'une terrible choristes-ophagie aigüe.
Néanmoins homogène et cohérent, Imperial Pressure reste évidement, comme je vous le disais plus haut, un très bon album et probablement savoureux sur scène. J'attend le prochain avec impatience.
Le problème avec Imperial Pressure, c'est qu'on en fait parfois trop : les choristes (beaucoup trop présentes sur les refrains) associées à la batterie, les cuivres et autres effets, me font dire qu'à vouloir trop en faire, Beat Assailant a noyé son talent dans une production surfaite. Le morceau Better Than Us (en featuring avec JRF de Stuck in the Soundest) est pour moi le meilleur exemple. Ce sont finalement les morceaux les plus dépouillés qui sont les plus appréciables : The Good News qui ouvre l'album, Payback au groove efficace, 4080 Part 1 un peu court mais tellement bon, Didn't Call jazzy à souhait et le puissant BA's Back, sont de très bons morceaux qui font logiquement le trait d'union avec le passé (...). Même Be Still, titre clairement rock qui conclut l'album, ne fait pas tâche.
En somme, Imperial Pressure, en plus de souffrir de l'inévitable comparaison avec son petit frère Hard Twelve, manque de retenue et de finesse, mais souffre surtout d'une terrible choristes-ophagie aigüe.
Néanmoins homogène et cohérent, Imperial Pressure reste évidement, comme je vous le disais plus haut, un très bon album et probablement savoureux sur scène. J'attend le prochain avec impatience.
[Shy]









