Papercuts, le webzine qui tranche
Tiens, encore du postcore Suisse ? Chouette, c'est à priori gage dequalité ! Passons les considérations claniques. Cela dit, en voyant leséduisant digipack des fribourgeois, je m'attendais à quelque chosed'un peu moins cliché, d'un peu moins poseur, d'un peu plus helvète, ensomme…
Certes, la « swisstouch » est reconnaissable entre mille tant dansla texture même du son, (brute, rêche) que dans les influences dugroupe …Difficile en effet d'échapper aux riffs syncopé à la Nostromo,aux arrangements façon Kruger, aux voix écorchées à la Cortez… Même sices influences sont excellentes, il serait peut être temps de lessublimer non ?
Certes, d'aucun pourront leur accorder une certaine maturité dans lacomposition et les arrangements, ainsi qu'une certaine virtuosité dansl'interprétation. Certes…
Mais malgré ses indiscutables qualités « Ink…and paper » péche par unetrop grande uniformité, qui bien que relative, n'offre aucune surprise,à force de remâcher les clichés screamo et postcore (notammentl'insupportable habitude que certains chanteurs ont de parler pendantles passages ambiants ; d'autant plus insupportable que l'accentanglais est ici des plus pathétiques).
Signe que le genre peine désormais à se renouveler, et a quittél'underground pour le fashion et ses poseurs. (N'avez-vous jamaiscroisé des mèches molles en slim et vans à damier, tatoué étoile,piercé à la lèvre, se revendiquant fan de Knut ?)
[Antoine] Envoyez un message









