Papercuts, le webzine qui tranche
Du dub, certes, mais du dub qui tâtonne, du dub qui expérimente. Donc
qui a des chances de nous intéresser. Brain Damage se détache du genre
classique que l'on pensait uniquement destiné à bercer les atmosphères
enfumées. Après cinq albums, voici une performance live enregistrée en
mai 2009 à Saint-Etienne, fief du duo formé par Martin Nathan et Raphaël
Talis.
Leur son se distingue par son goût du métissage et s'en va piocher des mélodies et mélopées d'Orient, mais aussi, et surtout, des samples de voix. Des voix d'enfants, des voix d'adultes de Pologne, de Bosnie ou du Maroc. Des textes qui deviennent rythmes et musique. L'ensemble est fort et séduit.
L'ouverture acoustique est efficace et, si l'on menace de piquer du nez sur la plage suivante - emblématique du genre - l'intérêt remonte sur l'enchaînement aux accents maghrébins de « Mundhu » et « Fenêtres ». La deuxième partie qui s'ensuit attrape à bras le corps et grandit en puissance par des montées d'infra-basses sur le triptyque « Mistaken Identity », « Sterile » et le percutant « Under the Ground ». Le ton se calme par la suite et renoue avec des tendances plus classiques, mais toujours sur le thème de l'escapade métissée, qui du côté du Japon (« Mi Nismo Voda »), qui franchement reggae (« Genetic Weapon »).
On apprécie la production restée fidèle au live, le son resté brut garde les accents d'une soirée à laquelle on aurait bien aimé assister.
Leur son se distingue par son goût du métissage et s'en va piocher des mélodies et mélopées d'Orient, mais aussi, et surtout, des samples de voix. Des voix d'enfants, des voix d'adultes de Pologne, de Bosnie ou du Maroc. Des textes qui deviennent rythmes et musique. L'ensemble est fort et séduit.
L'ouverture acoustique est efficace et, si l'on menace de piquer du nez sur la plage suivante - emblématique du genre - l'intérêt remonte sur l'enchaînement aux accents maghrébins de « Mundhu » et « Fenêtres ». La deuxième partie qui s'ensuit attrape à bras le corps et grandit en puissance par des montées d'infra-basses sur le triptyque « Mistaken Identity », « Sterile » et le percutant « Under the Ground ». Le ton se calme par la suite et renoue avec des tendances plus classiques, mais toujours sur le thème de l'escapade métissée, qui du côté du Japon (« Mi Nismo Voda »), qui franchement reggae (« Genetic Weapon »).
On apprécie la production restée fidèle au live, le son resté brut garde les accents d'une soirée à laquelle on aurait bien aimé assister.
[Clémence]









