Papercuts, le webzine qui tranche
Après la perte de vitesse des Suisses de Division Kent, qui se prélassent à présent dans des eaux plus calmement trip hop, il fallait bien que l'electro pop helvétique retrouve ses lettres de noblesse. Eh bien, arrêtez-vous sur ce séduisant Cobalt.
Violon et violon alto virevoltent sombrement entre le programming et la voix légèrement éraillée de Romaine. N'y voyez là aucune euphorie, l'atmosphère est plutôt mélancolique. Certains passages rappellent parfois Dismal pour leur féerie, d'autres n'auraient pas été reniés par Massive Attack. Mais ‘Domestic' n'est pas si docile !
Dès qu'on se surprend à vouloir bouger, le violon alto s'immisce et finit la gestuelle dans une cadence sensiblement plus accablante. Des sons indus s'engouffrent également par-ci, par-là, accentuant l'aspect crispant des compositions. Que dire de l'intense, de l'angoissant, du dérangeant ‘Black Noise' ? De ‘Endlessness' et sa partie rappée ? Du tourbillon dansant ‘Natural Born Lovers' ? Rien, on ne peut rien dire, juste s'abandonner à ces sonorités exquises et admirer la ‘découpe' de la pochette (à voir si vous en avez l'occasion, en vrai, car sur Internet, ça ne rendra rien).
Ne manquez pas la chanson cachée, véritable perle avec son clavier, sa voix en détresse et son expérimentation glauque. Dernier soubresaut avant de plonger dans un silence qui aura une saveur particulière après cette expérience musicale hors du commun.
De même, visionnez le clip ‘Where Are You' inclus sur l'album. Univers noir / blanc d'une danse contemporaine mystérieuse et raffinée…
Premier album pour le quatuor et belle innovation musicale à laquelle le terme d'electro émotionnelle se greffe parfaitement. Rares sont les groupes qui savent encore nous proposer quelque chose de différent. De différent et de qualité ! Alors croquez la pomme que Guillaume Tel a posée sur la tête de son fils, elle n'est pas empoisonnée !
Violon et violon alto virevoltent sombrement entre le programming et la voix légèrement éraillée de Romaine. N'y voyez là aucune euphorie, l'atmosphère est plutôt mélancolique. Certains passages rappellent parfois Dismal pour leur féerie, d'autres n'auraient pas été reniés par Massive Attack. Mais ‘Domestic' n'est pas si docile !
Dès qu'on se surprend à vouloir bouger, le violon alto s'immisce et finit la gestuelle dans une cadence sensiblement plus accablante. Des sons indus s'engouffrent également par-ci, par-là, accentuant l'aspect crispant des compositions. Que dire de l'intense, de l'angoissant, du dérangeant ‘Black Noise' ? De ‘Endlessness' et sa partie rappée ? Du tourbillon dansant ‘Natural Born Lovers' ? Rien, on ne peut rien dire, juste s'abandonner à ces sonorités exquises et admirer la ‘découpe' de la pochette (à voir si vous en avez l'occasion, en vrai, car sur Internet, ça ne rendra rien).
Ne manquez pas la chanson cachée, véritable perle avec son clavier, sa voix en détresse et son expérimentation glauque. Dernier soubresaut avant de plonger dans un silence qui aura une saveur particulière après cette expérience musicale hors du commun.
De même, visionnez le clip ‘Where Are You' inclus sur l'album. Univers noir / blanc d'une danse contemporaine mystérieuse et raffinée…
Premier album pour le quatuor et belle innovation musicale à laquelle le terme d'electro émotionnelle se greffe parfaitement. Rares sont les groupes qui savent encore nous proposer quelque chose de différent. De différent et de qualité ! Alors croquez la pomme que Guillaume Tel a posée sur la tête de son fils, elle n'est pas empoisonnée !
[Oxana]









